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LGV : les élus décident de jouer collectif

Posté par sauvegarde de pompignan le 11 décembre 2010

Les élus viennent de constituer une association de collectivités locales pour s’opposer au projet de LGV et porter ensemble leurs exigences.

Il était dit que la fronde partirait des conseillers généraux des cantons impactés par le fuseau GPSO (Grand Projet du Sud-Ouest) (1). Jeudi soir, accueillis par Michel Lacôme, maire de Balizac, ce sont une quarantaine d’élus locaux, maires et conseillers du Sud-Gironde, qui se sont retrouvés pour constituer un collectif des collectivités locales qui prendra une forme associative.

Réunis autour d’une charte commune, les élus ont notamment adopté le document fondateur qui couvre les objectifs suivants. Il s’agit de rappeler l’opposition des élus, des associations et des citoyens du Sud-Gironde, qui s’était largement exprimée au cours des précédents débats publics en 2005 et 2006, dans le prolongement de l’action du collectif de vigilance LGV.

AnticiperL’État a décidé, malgré les arguments avancés, la création de GPSO qui réunit les deux projets de lignes ferroviaires à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. GPSO est entré depuis 2009 dans une phase préopérationnelle, visant à définir d’ici fin 2011 le tracé définitif pour le soumettre à enquête publique en 2013. Aujourd’hui, GPSO avance sur des étapes formelles.

L’expérience a déjà démontré en Nord-Gironde, où le chantier de la LGV Tours-Bordeaux débutera dans un an, que les élus ne s’étaient pas organisés suffisament tôt pour peser sur les contreparties et la réalisation des aménagements. Par conséquent, les élus sud-girondins, membres du collectif déclarent « engager directement leur responsabilité » pour anticiper les phénomènes d’impacts de la future LGV Sud-Europe Atlantique sur le territoire local, dans le cas où ce projet ne serait pas retiré. Il faudra alors défendre les intérêts des populations et préparer les territoires aux mutations à venir, notamment dans le financement des études prospectives.

ManifesterLes élus présents espèrent porter collectivement un certain nombre d’exigences sur lesquelles l’État devra s’engager, dans le cadre de l’ouverture de l’enquête publique. Le collectif voudra être partie prenante dans le comité de pilotage initié par le Conseil général, pour participer et se faire entendre auprès de l’instance de gouvernance du GPSO. Comité dans lequel siégeront d’ailleurs les élus du département, les représentants de l’État, du Conseil régional et de la Communauté urbaine de Bordeaux. Enfin et surtout, les élus entendent bien entretenir les contacts avec le front interassociatif, et en particulier le collectif des élus du Lot-et-Garonne. Et, sans plus attendre, ils appellent à venir manifester et à dire non à la LGV, ce samedi, à 15 heures, à Langon.

(1) Présents à la tribune : Isabelle Dexpert, conseillère générale de Villandraut, Martine Faure, députée, conseillère générale d’Auros, Gisèle Lamarque, conseillère régionale, Philippe Carreyre, conseiller général de Saint-Symphorien, François Deluga, député, Bernard Fath, conseiller général de La Brède, Hervé Gillé, conseiller général de Podensa, c et Jean-Luc Gleyze, conseiller général de Captieux.

Le Sud Ouest du 111210

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LGV : un an pour définir le tracé définitif de la ligne

Posté par sauvegarde de pompignan le 3 novembre 2010

RFF étudie des hypothèses de tracé dans le fuseau des 1 000 mètres. Le tracé définitif devrait être connu en octobre 2011, pour une mise en service en 2020.

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Christian Maudet, chef du projet LGV, photographié lors d’une récente visite du chantier de rénovation de la ligne Dax-Hendaye. photo jean-daniel chopin

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Cette seconde étape n’a pu être engagée qu’après la signature par Jean-Louis Borloo, à Bordeaux le 27 septembre dernier, de l’approbation ministérielle du fuseau des 1 000 mètres à l’intérieur duquel se poursuivent les études. Ces douze mois année qui s’ouvrent se décomposent en trois phases. La première, jusqu’en janvier prochain, est réservée à la recherche de plusieurs hypothèses de tracé, en fonction d’études anciennes et d’autres plus récentes. Ensuite, seconde phase de janvier à juin, une comparaison des hypothèses sera réalisée, et un comité de pilotage retiendra le tracé qu’il conviendra d’approfondir. Troisième phase enfin, de juin à septembre 2011, le tracé sera finalisé, puis validé en octobre, par un nouveau comité de pilotage.

80 sondages environ

« Au cours de cette année qui s’ouvre, des hypothèses seront ajustées, améliorées, d’autres abandonnés, indiquait Christian Maudet. Une analyse comparative tiendra compte de l’insertion dans l’environnement, des objectifs de fonctionnalité et de la réalité économique du projet. Cette période sera aussi celle d’une importante concertation, avec la tenue sur l’ensemble du territoire, de Bordeaux à Hendaye de quelque 200 réunions avec les élus, les associations de riverains, et tous les acteurs locaux, à condition bien entendu qu’ils le veuillent ».

Dans les prochains jours, des travaux vont se dérouler sur le terrain. Il s’agit de sondages géotechniques. Le préfet a en effet pris un arrêté qui permet d’entreprendre ces sondages chez tous les propriétaires, qu’ils soient publics ou privés. Environ 80 sondages vont être effectués du 15 novembre au 15 janvier sur les 40 kilomètres de la traversée du Pays basque. « Ces sondages débutent ici plus tard qu’ailleurs, mais cela permet de les effectuer de manière ciblée, en tenant compte des hypothèses de tracé étudiées, notait Christian Maudet. Les maires des communes concernées et tous les propriétaires seront avertis par courrier ».

Christian Maudet, qui assurait que les études se poursuivent également pour l’aménagement des voies existantes, indiquait que, selon un calendrier idéal, la déclaration d’utilité publique pourrait intervenir fin 2014 ou début 2015 et les travaux, d’un minimum de trois ans, commencer dans la foulée pour une mise en service de la ligne en 2020.

 

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LGV : La sortie de crise est « fragile et lente »

Posté par sauvegarde de pompignan le 24 septembre 2010

LGV : La sortie de crise est « fragile et lente »  dans LGV bordeaux toulouse 191537_14301503_460x306« Dominique Schmitt, préfet de région, a évoqué hier les signes de reprise et les premiers emplois de la Lgv Tours-Bordeaux.

Le chantier de la LGV

Parmi les dossiers industriels qui contribuent à l’optimisme relatif du premier représentant de l’État en Aquitaine, le dossier First Solar de Blanquefort (450 emplois) et celui de la fabrication, par EADS Astrium, de pales d’éoliennes de grande taille, toujours à Blanquefort (300 emplois d’ici à la fin 2011). Pour la première fois, Dominique Schmitt a évoqué les emplois de la construction de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux. Près de 4 500 emplois directs et indirects sont annoncés, dont 1 300 pour le seul génie civil, pour ce grand chantier européen. « Il commence dès l’année prochaine », a indiqué Dominique Schmitt, comme si la question de la signature de la convention de financement par les collectivités locales du Sud-Ouest était réglée. Ce que Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, pourrait confirmer mardi prochain, à l’occasion d’un déplacement à Bordeaux. À suivre. »

 Le Sud Ouest du 220910

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Le TGV Toulouse-Paris attend toujours la décision des ministres

Posté par sauvegarde de pompignan le 2 septembre 2010

Le TGV Toulouse-Paris attend toujours la décision des ministres dans LGV bordeaux toulouse 201009021743_w350Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau s’apprêtent à rendre leur décision concernant les fuseaux définis par Réseau Ferré de France. Avec, peut-être, une demande de compléments d’études dans la partie tarn-et-garonnaise.

La fin de la trêve estivale laisse espérer une accélération du dossier d’instruction de la LGV Bordeaux-Toulouse. Depuis le comité de pilotage du 31 mai, les résultats des études conduites par Réseau Ferré de France, notamment sur la partie tarn-et-garonnaise, ont été envoyés aux ministères concernés. Depuis, rien. Jean-Louis Borloo pour le ministère de l’Écologie et Dominique Bussereau pour le secrétariat d’État aux Transports, s’apprêtent à valider les conclusions du comité qui avait tranché en faveur du fuseau dit « D » parmi quatre propositions, excluant de fait une possibilité de tracé le long de l’autoroute. Les ministères concernés ne manqueront sans doute pas d’accompagner leur décision de recommandations spécifiques pour tenir compte des demandes des élus et des associations de riverains. Comme lors du premier comité du 11 janvier à l’issue duquel avaient été demandés des compléments d’études pour le Tarn-et-Garonne. RFF n’avait pu acter que la partie comprise entre Bordeaux et le sud de Castelsarrasin.

L’autre échéance est fixée au 23 septembre. Ce jour-là, RFF proposera plusieurs hypothèses de tracé à l’intérieur du fuseau de 1 000 mètres arrêté. « Ces propositions seront comparées, combinées, pour présenter le meilleur tracé possible », souligne Christian Maudet, le chef de mission pour les Grands projets du Sud-ouest (GPSO). C’est à l’été 2 011 que RFF rendra sa copie à l’occasion d’un nouveau comité de pilotage. Avant que le dossier technique ne soit une nouvelle fois transmis aux ministères, lesquels demanderont la préparation de la mise en enquête publique du projet.

Reste que 2012, année électorale chargée, viendra perturber l’échéancier.

Les 213 km de voie à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse achoppent toujours sur trois points. Le plus névralgique reste la descente des coteaux vers Toulouse à partir de Pompignan. RFF indique que la future ligne ne peut suivre une pente aussi accusée que celle de l’autoroute. Autre sujet de préoccupation, au sud de Lespinasse cette fois, la présence d’un fort tissu industriel, mais aussi le complexe de triage de Saint-Jory.

Tout aussi difficile apparaît le traitement de la sortie sud de Bordeaux avec la traversée des vignobles de Graves, mais aussi Agen, autre point délicat avec l’écueil du relief sur la rive gauche de la Garonne et tout le débat sur la nécessité de construire ou pas une nouvelle gare.


« Nous sommes dans les temps »

Le fuseau qu’a retenu RFF dans la traversée du Tarn-et-Garonne attend toujours une réponse de l’État ?

C’était les vacances ministérielles ! Dominique Bussereau et Jean-Louis Borloo doivent se prononcer de manière imminente sur les résultats des travaux du comité de pilotage réuni le 31 mai. Comme c’est souvent le cas, leur avis devrait être assorti de recommandations particulières au vu peut-être des demandes émanant des associations. Cela avait déjà été le cas en janvier pour Lacourt-Saint-Pierre.

Le projet ne risque-t-il pas de prendre du retard ?

Sauf remise en cause du fuseau ou choix de certaines options par l’État, ces recommandations s’intègrent pour l’instant dans le calendrier prévu.

Vous procédez actuellement à des sondages qui inquiètent les riverains, dans le Tarn-et-Garonne notamment ?

Depuis avril, dans le fuseau défini de 1 000 m, nous procédons à des inventaires environnementaux de surface, mais aussi à des sondages géotechniques et hydrogéologiques. Ces sondages, qui ne présagent pas pour autant de l’endroit où passera le futur tracé, sont indispensables pour connaître la stabilité des sols, les drainages à envisager et les travaux de soutien des ouvrages d’accompagnement.

Élus et riverains craignent que les engagements en matière de protections phoniques ne soient pas toujours respectés ?

En matière de protection phonique existent des obligations réglementaires très encadrées que nous nous devons de respecter. Mais c’est vrai que répondre aux normes ne signifie pas qu’on n’entende rien. Il existe des niveaux sonores à ne pas dépasser.

Les riverains demandent aussi des tranchées couvertes. Mais la possibilité de réaliser de tels aménagements dépend étroitement de la nature des sols et des reliefs. On ne peut donc garantir systématiquement la construction de ce type d’ouvrages.


zoom

Les élus réunis en association

Présidée par le maire de Pompignan Alain Belloc (photo), l’association dite « des territoires traversées par la LGV » a vu le jour en plein mois d’août. Son objectif : agir de façon coordonnée pour mieux cerner les impacts de la ligne à grande vitesse. Prochain rendez-vous de l’association le 23 septembre, date à laquelle le bureau complet examinera les propositions de tracé de RFF. « Cette réunion est importante puisque Réseau Ferré présentera les différentes bandes de 80 m à l’intérieur du fuseau prédéterminé. Mais je reste favorable au faisceau qu’on avait présenté le long de l’autoroute », explique Alain Belloc.

Prévention des risques

Le maire de Pompignan espère que le projet de tunnel entre Pompignan et Saint-Rustice respectera au moins les prescriptions du Plan de prévention des risques (PPR). Reprenant une étude du Laboratoire régional des ponts et chaussées de Toulouse, le collectif USV (Union pour la Sauvegarde des Villages) rappelle que ce tunnel « cumule deux risques », celui de mouvements de terrain et le risque d’inondation. Selon l’USV, Réseau Ferré veut réaliser ce tunnel dans une zone rouge dans laquelle toute nouvelle construction devrait être interdite. « Les modifications de l’équilibre hydraulique pourraient être catastrophiques », explique Thierry Fourcassier, le porte parole.


Les autres chantiers de l’été

Tours-Bordeaux. Le chaînon manquant pour rallier Paris- Bordeaux en 2h05. La construction des 302 km de ligne entre Tours et Bordeaux est évaluée à 7,8 Md€ avec un contrat de partenariat public-privé. Vinci vient d’obtenir la concession. Sur la future ligne, le déboisement continue et les archéologues de l’Inrap mènent des fouilles de sauvetage. Date de mise en service : fin 2016. Les communes exigent de justes compensations.

Toulouse-Narbonne . Les pré-études fonctionnelles vont consister à dresser un premier diagnostic. Il s’agit de construire les scénarios d’aménagement qui seront soumis au débat public. Doit-on créer une voie nouvelle, améliorer le réseau existant ? On se place dans ce projet à l’horizon 2025.

Poitiers-Limoges. Début août, RFF a adressé aux mairies concernées en Haute-Vienne les cartes comportant le tracé du projet de ligne LGV Poitiers-Limoges. Le document détaille les options retenues pour ce barreau ferroviaire de 115 kilomètres qui doit ouvrir en 2011.

Le Mans-Rennes. Des trois majors du BTP Bouygues, Eiffage et Vinci, on connaîtra bientôt le nom du concessionnaire dans ce projet de 3,4 milliards d’euros ; La ligne ouvrira d’ici à 2015.


Le chiffre : 31

communes > Tarn-et-Garonne. La population de 31 communes est concernée par le passage de la future ligne à grande vitesse. C’est pour défendre les intérêts des habitants que les maires se sont regroupés en août en association. Une initiative qui s’inspire d’une action similaire lancée par les maires de la région de Reims confrontés à l’implantation de la ligne du TGV Est, avec le contexte très particulier des vignobles traversés.

La dépêche 1 sept 2010

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« Régions : contre la crise, les grands chantiers »

Posté par sauvegarde de pompignan le 21 août 2010

« Le Monde » daté du 11 août fait sa « une » sur les investissements massifs des Régions en 2009. L’an passé, elles ont dépensé plus de 44 milliards d’euros dans les équipements. Et comme la participation de l’État dans les grands chantiers est maintenue, le rythme des investissements sera maintenu… sauf à La Réunion. La Réunion est en effet la seule Région de France où les grands chantiers sont stoppés, uniquement pour une raison politique. Voici le détail de ces chantiers dans un article paru dans « le Monde » daté du 11 août dernier, sous la signature de Michel Delbhergue :

Dans les investissements prévus dans les Régions, c’est le chemin de fer qui arrive en tête.

 

« Malgré la crise, les collectivités territoriales continuent d’investir à un rythme soutenu. En 2009, elles ont consacré 44,5 milliards d’euros en dépenses d’équipement et de construction, soit 3,4 milliards de plus qu’en 2008. Pourtant, si l’on en croit le rapport de l’Observatoire des finances locales rendu public le 6 juillet, la part des crédits consacrés par les collectivités aux équipements dans l’ensemble des investissements publics est en recul, de 73% à 70%, en un an.

En 2009, les régions, les départements et les communes ont profité du plan de relance de l’État et du remboursement anticipé du fonds de compensation de la TVA. La donne pourrait changer en 2011. Les exécutifs des collectivités multiplient les signaux d’alarme depuis que le gouvernement a annoncé le gel des dotations de l’État et engagé une réforme profonde des finances locales qui suscite de fortes inquiétudes.
Si la situation incite les élus à faire preuve de prudence, la plupart des métropoles, départements et régions n’ont pas renoncé à leur politique d’équipement et de grands travaux. Selon le constat dressé par les correspondants du “Monde” dans les principales agglomérations, peu d’entre elles ont décidé de remettre en question des projets structurants, planifiés de longue date ou inscrits dans un programme de mandat.
Malgré l’incertitude liée à la durée de la crise, les élus maintiennent le cap, préférant “serrer les boulons” de la gestion quotidienne. Ils sont plutôt tentés de reporter des travaux d’entretien des bâtiments publics, la réalisation d’équipements de proximité de moindre importance. Les principales victimes sont, en réalité, les petites communes qui ont besoin du soutien des régions et départements pour réaliser leurs projets. Confrontés à l’explosion des dépenses sociales, les départements sacrifient, de leur côté, les améliorations du réseau routier national récemment transféré.

• Transports
La polémique reste vive entre l’État, les présidents de Région, de Département et les maires de grandes villes à propos du financement conjoint de programmes d’investissements lourds et onéreux.
Les dossiers les plus sensibles concernent le programme des lignes à grande vitesse (LGV). La convention pour la réalisation des 300 km de la LGV sud-est Atlantique et son prolongement vers Toulouse suscite toujours des tensions avec les 57 collectivités sollicitées pour participer à son financement, estimé à 7,2 milliards d’euros.
Dans son rapport de force avec l’État à propos de la LGV, Alain Rousset, président (PS) du Conseil régional d’Aquitaine, menace de retirer sa participation de la rocade de Bordeaux (170 millions d’euros). En Midi-Pyrénées, les engagements de la Région et des Départements sur les infrastructures routières nationales pourraient faire les frais de la polémique sur le financement de la prolongation de la ligne TGV vers Toulouse et le Pays Basque.
En Franche-Comté et en Alsace, on attend l’ouverture, en décembre 2011, du premier tronçon de la ligne TGV Rhin-Rhône, entre Mulhouse et Dijon, soit 140 km pour 2,6 milliards d’euros. Strasbourg mise sur l’achèvement en 2016 de la ligne vers Paris (106 km pour 2 milliards d’euros).
La Bretagne et les Pays de la Loire ont trouvé un consensus régional pour la LGV. À l’inverse du projet d’aéroport de Nantes qui suscite toujours de vives oppositions. Dans la région Nord-Pas-de-Calais, c’est la liaison fluviale à grand gabarit Seine-Nord-Europe qui laisse espérer de nouveaux développements économiques.

• Transports en commun
Alors que Nice a repoussé la poursuite de son réseau, Bordeaux et Clermont-Ferrand maintiennent les projets d’extension du tramway, tandis que les chantiers sont bien engagés à Montpellier et à Paris. Rennes Métropole, de son côté, poursuit les études pour une seconde ligne de métro. En Île-de-France, rénovation et amélioration du réseau restent la priorité.

• Universités et recherche
L’État et les collectivités se retrouvent côte à côte dans le financement du plan campus et des pôles de compétitivité alimentés par le grand emprunt. En Aquitaine, les universités devraient bénéficier d’un programme évalué à plus d’un milliard sur dix ans. Outre Montpellier et Strasbourg, retenus par le gouvernement, Toulouse mise sur une nouvelle cité internationale des chercheurs, tandis qu’un nouveau campus des sciences et techniques de l’information est en construction à Nice Sophia-Antipolis. De son côté, Nancy envisage d’implanter un quartier universitaire centré sur “l’économie de la connaissance” sur les décombres des casernes du quartier Blandan.
Les collectivités sont également très engagées dans le financement des centres de recherche. Elles sont aussi sollicitées pour la réalisation d’importants programmes, à l’exemple du réacteur thermonucléaire ITER à Cadarache, en Provence, ou du programme nanotechnologies de Grenoble. L’ampleur des crédits mobilisés pourrait toutefois conduire certaines d’entre elles à freiner le montant de leur participation.

• Les stades
L’attribution de l’Euro 2016 de football à la France relance les programmes de construction ou de rénovation de grands stades. Si celui de Lille est en chantier, le projet de Lyon reste bloqué. Bordeaux a un projet de 165 millions d’euros, malgré l’opposition des Verts et le refus de participation du Conseil général. Le stade “éco-durable” de Nice devrait être ouvert en 2013 ; Marseille engage la rénovation du Stade Vélodrome, tandis que Toulouse et Toulon étudient des projets de rénovation.

• Les équipements culturels
Après le succès du Centre Pompidou à Metz, le chantier du Musée du Louvre à Lens reste un équipement majeur pour le Nord-Pas-de-Calais. La réalisation d’un centre de congrès, pour 2013, est au coeur d’un projet urbain à Nancy, près de la nouvelle gare TGV. Rennes maintient la programmation d’un nouveau centre pour 2015. En revanche, Cannes a reporté l’extension du Palais des festivals et Toulouse a repoussé la construction d’un auditorium après 2014.

• Rénovation urbaine
À l’image du quartier Confluences à Lyon ou d’Euromed à Marseille, certaines opérations urbaines, associant des investissements publics et privés, ont pris du retard ou ont subi un réel coup de frein dans l’attente des signes de reprise. Nice maintient le projet d’aménagement des 10.000 hectares de la plaine du Var, tandis que Toulon s’est engagée dans la reconversion des sites de la rade en un Technopôle de la mer. À eux seuls, les programmes de rénovation de près de 400 quartiers “sensibles” devaient mobiliser plus de 40 milliards d’euros.

Michel Delberghe avec nos correspondants ».

magazine Témoignage

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TGV : une locomotive pour la Région

Posté par sauvegarde de pompignan le 15 juin 2010

TGV : une locomotive pour la Région dans LGV bordeaux toulouse 201006151945_w350Trois groupes de travail réfléchissent à maximiser les retombées économiques, touristiques, culturelles et la recherche grâce à l’arrivée du TGV en 2020.

Comment tirer au maximum profit de l’arrivée du TGV dans la région ? C’est à cette question que l’assemblée générale de l’association TGV Sud-Ouest a commencé à répondre hier à l’hôtel de région. Portée par la Région Midi-Pyrénées, le Conseil général de Haute-Garonne et le Grand Toulouse, l’association a lancé trois groupes de travail pour mesurer l’impact de la ligne à grande vitesse (LGV) sur le plan économique, touristique- culturel et pour la recherche et l’enseignement supérieur. Les enjeux sont considérables puisque selon une étude du cabinet CM International c’est tout le territoire régional qui va profiter de l’arrivée du TGV et pas uniquement la ville métropole. Bien sûr dans un premier temps les environs de la gare d’arrivée bénéficieront de la création massive d’immobilier de bureaux et d’entreprises et de quartiers d’affaires. La fourchette est estimée entre 100 000 et 500 000 m2. Le secteur du bâtiment sera l’un des secteurs les plus gagnants puisque dans toutes les régions où la LGV est arrivée de grands projets d’aménagement et de rénovation ont été entrepris (nouvel hôpital, zénith…).

Irriguer la région

Mais les enjeux sont clairs : les trois groupes de travail ont tous insisté sur le fait qu’il fallait que tout le territoire profite de la grande vitesse. Car si Bordeaux sera à une heure, Paris à trois et Barcelone à 1 h 45 : « les villes secondaires doivent être pleinement associées notamment pour développer des pôles d’enseignement supérieur et de recherche » a précisé Christian Desmoulins, rapporteur de ce groupe de travail et patron d’Actia qui préconise aussi de soigner la qualité de l’accueil des étudiants afin de renforcer l’attractivité de l’offre régionale. Pour que l’Aveyron ou l’Ariège bénéficient de l’effet TGV, Pierre Cohen, président du Grand Toulouse mise sur l’intermodalité c’est-à-dire sur la connexion entre le TGV qui arrive à Toulouse et un réseau régional dense et bien cadencé (TER). Le plan rail porté par la Région Midi-Pyrénées « a déjà ajouté 1 400 arrêts supplémentaires dans toutes les gares de la région sera une base solide pour y parvenir » selon Martin Malvy, président de Région.

Sur le plan touristique, l’irrigation des territoires éloignés de la métropole doit aussi être aussi la règle : « il faut créer des parcours autour de l’art roman, des musées, des sciences ou de la gastronomie pour drainer les visiteurs dans tous les départements » préconise Martine Offroy, présidente de la médiathèque de Toulouse. Pierre Izard, président du Conseil général de la Haute-Garonne a assuré que toutes ces réflexions se poursuivraient « au sein d’une gouvernance partagée sans laisser personne au bord du débat ».


Chantier:12000 emplois sur cinq ans

Le groupe de travail dédié à l’impact économique de la LGV mené par Didier Gardinal, le président de la Chambre régionale de commerce et d’industrie (CRCI) a chiffré les retombées du chantier du TGV à 12 000 emplois sur cinq ans en Midi-Pyrénées. Des conventions seront passées avec le concessionnaire de la ligne pour qu’il s’engage à faire travailler la main-d’œuvre locale.

à plus long terme, une connexion à Paris en trois heures va générer le développement des relations avec l’Île de France. « Le billet d’avion pour Paris reste très cher pour les PME » regrette Christian Desmoulins, président de l’Insa. L’opportunité la plus ouverte demeure le fret SNCF. Grâce à la libération de sillons, un doublement des tonnes transportées a été observé à Strasbourg notamment. Ensuite, un meilleur réseau ferroviaire incite plus les investisseurs internationaux à choisir une ville à grande vitesse avec une hausse de 30 % des créations d’emplois comme observée en Lorraine. L’emploi tertiaire sera lui aussi tiré par la locomotive TGV avec une croissance de 15 sur dix ans.

Sur le plan de l’enseignement supérieur, la création de nouvelles formations qui accompagnent la LGV attire en général entre 7000 et 8500 étudiants supplémentaires qui s’ajouteront aux 110 000 étudiants de la région.

Un turbo pour le tourisme

Par ailleurs 50 000 à 90 000 nuitées supplémentaires ont été générées à Strasbourg et 16 millions pour la région Paca grâce au TGV. Les sites culturels bénéficient aussi d’une fréquentation en hausse (+5 à +30 %). Mais pour maximiser cet effet, le groupe de travail économie veut faire de Toulouse, la porte ferroviaire pour l’Europe du Sud : « Car s’ouvrir sur Barcelone c’est atteindre Madrid tout comme aller vers Marseille c’est se rapprocher de Turin » a résumé Didier Gardinal.

G.B



«Toulouse ne doit pas être le cul-de-sac de l’Europe»

Pour l’heure la concertation porte sur le tracé de la ligne à grande vitesse. « Le tracé définitif sera connu en octobre 2011. D’ici là Réseau Ferré de France doit faire vivre la concertation » a précisé hier Martin Malvy. « Toutes les difficultés notamment pour la viticulture et les riverains doivent être levées d’ici octobre 2010 » a enjoint Pierre Izard, président du Conseil général de la Haute-Garonne.

Ne pas faire payer le contribuable pour rien

La crainte des élus est également de voir le tronçon Bordeaux-Tours achevé sans que le soit celui de Bordeaux-Toulouse. Les trois collectivités vont en effet verser 267 M€ pour Bordeaux-Tours, « nous demandons un protocole à l’état pour qu’il s’engage en même temps à lancer les travaux Bordeaux-Toulouse » prévient Pierre Izard. « Les contribuables de la région ne comprendraient pas qu’après avoir payé le TGV n’arrive pas jusqu’à Toulouse » a jouté Martin Malvy. Afin de soutenir ce projet, les élus ont lancé hier un site internet (www.tgvsudouest.com) afin d’informer le public sur les différentes études sur la LGV et les inciter à signer la pétition « le TGV et vite ». Le site permettra aussi de détailler les projets qui suivront à savoir la liaison vers Narbonne. « Il faut à tout prix poursuivre la LGV vers le sud pour ne pas faire de Toulouse le cul-de-sac de l’Europe » a prévenu Christian Desmoulins, le président de l’Insa


Le chiffre : -20 %

baisse du trafic > Lignes aériennes. à l’ouverture du TGV Sud-Est, le trafic aérien entre Paris et Marseille a chuté de 20 %. à Toulouse, très dépendante de l’avion, la baisse devrait être plus sensible.

« Le TGV va reconfigurer l’agglomération toulousaine et notamment les quartiers Matabiau et Jean-Jaurès et même jusqu’à Gramont » Pierre Cohen, président du Grand Toulouse

la dépèche du 15 juin 2010

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TGV: peut-on faire confiance à l’Etat ? (FR3)

Posté par sauvegarde de pompignan le 15 juin 2010

« Midi-Pyrénées veut des garanties pour le TGV Bordeaux-Toulouse. La ville de Toulouse, le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées ont exigé lundi des garanties de l’Etat sur la construction de la ligne TGV Bordeaux-Toulouse, en contrepartie de leur participation financière à la ligne Tours-Bordeaux.

ligne Tours-Bordeaux.

quel engagement de l'Etat sur le TGV ?  Toulouse: quel engagement de l’Etat sur le TGV ? Voir cette vidéo

Les collectivités de Midi-Pyrénées vont contribuer à hauteur de 267 millions d’euros au chantier LGV Tours-Bordeaux, qui doit débuter en 2011. Une convention de financement doit être signée en septembre. « On veut bien payer pour Tours-Bordeaux, mais il faut qu’il y ait dans le protocole une garantie de continuité jusqu’à Toulouse. On veut être sûr que les travaux débuteront bien », a déclaré le maire PS de Toulouse, Pierre Cohen. Le président du conseil régional de Midi-Pyrénées, le socialiste Martin Malvy, se dit « inquiet », « vu les restrictions budgétaires » mises en oeuvre par le gouvernement. « Nous sommes prêts à des sacrifices, mais l’Etat doit donner des assurances, tenir les délais » et, le cas échéant, verser des pénalités de retard, a estimé pour sa part le président PS du conseil général de Haute-Garonne, Pierre Izard.

Ils s’exprimaient lors d’une réunion de l’association TGV Sud-Ouest, qui pousse à l’arrivée le plus vite possible du TGV à Toulouse. Le tracé de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse a été arrêté fin mai.

La LGV Tours-Bordeaux mettra Bordeaux à 02H05 de Paris fin 2016 et Toulouse à trois heures de Paris en 2018 (contre 5 heures actuellement). Outre Tours-Bordeaux et Bordeaux-Toulouse, le projet Sud-Europe Atlantique va créer une branche Bordeaux-Irun, à la frontière espagnole. Il était évalué à 12,6 milliards d’euros en 2006, dont 1,162 milliard financé par les collectivités de Midi-Pyrénées. »

France 3 sud du 150610

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Toulouse veut être sûre d’être raccordée à la ligne Bordeaux-Tours

Posté par sauvegarde de pompignan le 15 juin 2010

« La ville de Toulouse, le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées exigent des garanties de l’Etat sur la construction de la ligne TGV Bordeaux-Toulouse, en contrepartie de leur participation financière à la ligne Tours-Bordeaux. 

hauteur de 267 millions d’euros au chantier LGV Tours-Bordeaux, qui doit commencer en 2011. Une convention de financement doit être signée en septembre.

« On veut bien payer pour Tours-Bordeaux, mais il faut qu’il y ait dans le protocole une garantie de continuité jusqu’à Toulouse. On veut être sûr que les travaux débuteront bien », a déclaré le maire PS de Toulouse, Pierre Cohen. Le président du conseil régional de Midi-Pyrénées, le socialiste Martin Malvy, se dit « inquiet », « vu les restrictions budgétaires » mises en oeuvre par le gouvernement.

« Nous sommes prêts à des sacrifices, mais l’Etat doit donner des assurances, tenir les délais » et, le cas échéant, verser des pénalités de retard, a dit pour sa part le président PS du conseil général de Haute-Garonne, Pierre Izard. Ils s’exprimaient lors d’une réunion de l’association TGV Sud-Ouest, qui pousse à l’arrivée le plus vite possible du TGV à Toulouse.

Le tracé de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse a été arrêté fin mai.

La LGV Tours-Bordeaux mettra Bordeaux à 02H05 de Paris fin 2016 et Toulouse à trois heures de Paris en 2018 (contre 5 heures actuellement). Outre Tours-Bordeaux et Bordeaux-Toulouse, le projet Sud-Europe Atlantique va créer une branche Bordeaux-Irun, à la frontière espagnole. Il était évalué à 12,6 milliards d’euros en 2006, dont 1,162 milliard financé par les collectivités de Midi-Pyrénées. »

Le Sud Ouest du 140610

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LGV. Un chantier avant le grand chantier

Posté par sauvegarde de pompignan le 8 juin 2010

Ligne à grande vitesse

 

Huguette Bernard montre dans son jardin le chantier de sondage du  sol en vue du passage de la ligne LGV en Albret./Photo Cathy MontautA « Pruhaut », sur la commune de Feugarolles, Huguette Bernard a vu s’installer dans son jardin un engin de sondage du sol de la société Géotec, en vue du grand chantier de la LGV en Albret. La veille, elle avait reçu un appel téléphonique lui indiquant, pour l’après-midi même, le passage de la société pour intervenir sur son terrain et ce pour plusieurs jours. Il y a plusieurs semaines, elle avait vu un technicien venir en repérage. Le bureau d’études des sols Géotec a sondé plusieurs lieux à une trentaine de mètres de profondeur afin de déterminer la nature exacte du sous-sol qui pourrait supporter des infrastructures aussi lourdes qu’un chantier LGV.On détermine aussi les sources d’eau. Une trentaine de sondages ont été réalisés en Albret. « Depuis dix ans, j’habite ici. J’ai construit ma vie ici, je ne reçois aucune nouvelle de personne (NDLR : des institutionnels). C’est un projet inacceptable dont je ne vois pas l’intérêt pour le Lot-et-Garonne, on parle de désenclavement. On sait par enquête menée auprès de villes de même importance qu’Agen que le passage de la LGV n’a pas désenclavé mais a vidé les villes. Originaire du Nord-Est, j’ai vécu en Suisse d’où je suis venue pour m’installer à Feugarolles. J’ai travaillé toute ma vie pour me faire une retraite tranquille avec mon petit jardin. J’ai tout refait de mes mains à l’intérieur de la maison et même la toiture datant de deux cents ans qui était une ruine », explique Huguette Bernard qui dit vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

« J’aurai deux solutions si la ligne passe à côté : ou je retourne en Suisse ou dans le nord du département. Je ne sais pas. Si la LGV passe dessus, je n’aurai plus le choix. Il faudra partir », concluait-elle angoissée à l’idée qu’il faudra attendre encore et encore pour savoir si elle est directement concernée ou impactée…

La coordination 47 pour le TGV sur les voies existantes organise une réunion publique d’information suivie d’un débat mercredi 9 juin, à Roquefort, à l’espace Arlabosse, à 20h30.

 


 

« Ils forent et analysent »

« Ils forent, analysent le sol à différents endroits selon la topographie du site, ils déterminent la coupe géobiologique », précise M.Portenard, de chez Géotec Bordeaux, société de Dijon, qui a des succursales dans le Sud-Ouest.

Réseau ferré de France n’a pas souhaité s’exprimer sur ces forages.

la dépêche 7 juin 2010

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La LGV fera-telle dérailler l’agriculture ?

Posté par sauvegarde de pompignan le 31 mai 2010

Pierre Espagnet s’inquiète. « Le comité de pilotage (Copil) prévu à Bordeaux le 31 mai va se prononcer définitivement sur le choix du fuseau dans lequel passera la Ligne à Grande Vitesse », explique l’élu Chambre d’Agriculture, en charge du dossier LGV pour la Haute-Garonne. « Nous devions rencontrer le Conseil Régional le 19 mai, au sujet de deux gros problèmes induits par le tracé qui risque d’être retenu. Mais la rencontre a été reportée. » L’horloge tourne et la Chambre d’Agriculture remue ciel et terre pour rencontrer Martin Malvy avant la date fatidique. « Nous avons quand-même bon espoir d’y parvenir », estime Yvon Parayre, son Président.

La LGV fera-telle dérailler l’agriculture ? dans LGV bordeaux toulouse fuseaux-LGV_Avril2010

Deux points qui fâchent

La variante « D », qui semble avoir les faveurs de Réseau Ferré de France (RFF) comporte 2 points noirs pour l’agriculture : la Vallée de la Garonne, au-dessus de Saint Jory (voir témoignage de Jean-Claude Labit ci-contre) et la sortie du tunnel de Pompignan/Saint Rustice. « À ces 2 endroits, il y a un gâchis du foncier et du paysage, sans compter la mise en danger de plusieurs exploitations », précise Pierre Espagnet. « Au niveau de Saint Jory, il y a déjà l’autoroute et le canal. Tout ce que nous voulons c’est que la LGV colle le plus possible à ces 2 ouvrages, pour éviter de sacrifier inutilement la vallée et les agriculteurs qui s’y trouvent. Quant au tunnel, il débouche pile au centre de 150 ha de vignobles d’un seul tenant ! C’est un endroit magnifique, qui héberge 4 domaines viticoles de renom. La demande de la Chambre d’Agriculture est de prolonger ce tunnel de 500 mètres pour préserver ce site exceptionnel. La seule réponse que l’on a eue est que ça coûte cher. Comme quoi les politiques sont très forts pour nous parler de développement durable. Mais quand ça les touche de trop près, il n’y a plus personne… »

Limiter les impacts

Yvon Parayre le répète, la volonté de la profession agricole, dans le cadre du projet de LGV, s’inscrit dans les objectifs de pérennisation du potentiel de production, du Grenelle de l’environnement et de la Loi de Modernisation Agricole. « Minimiser l’impact d’un tel ouvrage sur l’agriculture, contribuer à sa valorisation, articuler les stratégies d’aménagement du territoire : voilà trois orientations fortes qui permettent la prise en compte des enjeux agricoles », rappelle-t-il. Le projet de LGV a un effet structurant sur le territoire. Mais cela doit aussi être le cas pour l’agriculture. La Chambre d’Agriculture veut voir se maintenir tous les projets agricoles le long de la future ligne TGV. Il faut pour cela limiter au maximum les effets de coupures sur le territoire qu’elle traverse.

Les aménagements proposés par la profession ont pour objectifs de pallier aux impacts directs et indirects de la ligne TGV sur l’activité agricole et les équipements associés. Les mesures ci-dessous, au-delà de rendre un équilibre à l’exploitation, sont également réfléchies pour valoriser la ressource agricole :

  • Se rapprocher du canal et de l’autoroute afin de minimiser les effets de coupures,
  • Diminuer la largeur d’emprise de la ligne (actuellement 50 mètres alors que la ligne TGV de l’est parisien a été ramenée à 13 m. dans les vignobles champenois)
  • Assurer un retour à l’équilibre des exploitations agricoles.

Dans un courrier au Président du Conseil Régional, la Chambre d’Agriculture a synthétisé les objectifs souhaités par la profession.

Les enjeux agricoles Les objectifs à atteindre

Impacts fonciers sur les exploitations

  • Minimiser le morcellement de parcelles
  • Éviter l’enclavement
  • Compenser la perte de foncier et le déséquilibre d’une exploitation par des mesures appropriées (AFAF, indemnisations, …)
  • Remise en état des parcelles

Impacts dans la structure de l’exploitation

et les équipements

  • Contribuer à l’unité des exploitations
  • Maintenir et renforcer les équipements d’irrigation, le drainage et toute mise en valeur des terres
  • Faciliter les déplacements avec la mise en place de ponts, passerelles, fossés, (…): entrées et sorties de parcelles, prise en compte d’allongement de parcours

Impacts sur le paysage

  • Optimiser l’insertion paysagère
  • Minimiser l’impact visuel
  • Valoriser l’AOC Fronton

Bien décidée à ne pas lâcher, la Chambre d’Agriculture a contacté tous les médias départementaux et régionaux, pour une conférence de presse prévue le 26 mai, afin de sensibiliser les populations et leurs élus aux problématiques agricoles. « Au-delà de notre métier, c’est tout un mode de vie des habitants du nord toulousain qui sera impacté », conclut Pierre Espagnet. « Nous prenons nos responsabilités sur ce dossier mais ce n’est pas tous seuls que nous pourrons nous faire entendre. »

 

« Où est la préservation des territoires ? »

Témoignage de Jean-Claude Labit, agriculteur à Castelnau d’Estrètefonds

090219-jean_claude_labit-01 dans LGV, c'est NON!

« Pour la partie Pompignan-Saint Jory, un relevé a mis en évidence qu’il n’y a que 7 ha de vignes, le long de l’autoroute, dont la disparition n’aurait pas d’impact majeur sur le territoire. Il faudrait donc faire passer la LGV à ras de cette autoroute, pour y concentrer les nuisances. Au lieu de cela, le tracé prévoit de quitter l’autoroute au niveau de Fronton, avec un tunnel  plein sud qui débouche à Pompignan. Puis il franchit, par un pont, le canal latéral d’est en ouest, au niveau de Saint Rustice. Et comme les Voies Navigables de France ne veulent pas que la voie passe le long du canal, celle-ci serait déplacée sur la plaine de la Garonne, pour rejoindre Saint Jory. Or il y a 2 jeunes agriculteurs dans cette plaine de la Garonne qui feront les frais de cette décision : Sébastien Rey et François Andorno. François, qui est aussi mon associé, est le plus menacé. La LGV passerait au milieu de ses pivots et couperait l’exploitation en deux. Autant dire que, dans ce cas de figure, c’est fini pour lui.

C’est pourquoi notre proposition est de suivre l’autoroute (où il n’y a pas d’agriculture, seulement des friches) et de faire partir le tunnel d’avant Castelnau d’Estrétefonds pour le faire ressortir après Saint Jory. Nous ne sommes pas contre la LGV. Mais au moins, qu’on essaye d’en limiter les inconvénients. Je ne comprends pas pourquoi il n’est pas question de suivre l’autoroute, ce qui, à notre avis, occasionnera le moins de dégâts. Sans compter que la partie en tunnel préserverait les riverains des énormes nuisances sonores de la LGV. Je rappelle que, dans le projet « D », la voie serait surélevée de 5 mètres, pour cause de zone inondable. Toute la zone de coteaux de Pompignan à Castelnau en souffrirait. Parfois, je doute vraiment du sérieux des personnes qui nous parlent de préservation des territoires et de développement local. »

 

« Il n’y a pas que la LGV ! »

Pour Charles Tapie, Directeur de la Chambre d’Agriculture 31, il ne faut pas uniquement se focaliser sur le projet de ligne à grande vitesse : « Entre 2010 et 2020, il y a en tout 4 chantiers qui vont consommer du foncier agricole sur le nord toulousain ! La LGV, bien sûr, mais aussi la construction du « Pont Garonne », l’extension de la zone Eurocentre et des gravières. Si nous faisons une estimation globale, ce sont plus de 1000 hectares, sur des secteurs de productions à fortes valeurs ajoutées (viticulture, maraîchage, vergers, céréales irriguées), qui partiront à l’artificialisation (voir tableau ci-dessous). » En tant qu’organisme consulaire, la Chambre d’Agriculture est consultée sur chacun de ces projets, sur lesquels elle doit émettre un avis. « Le problème est que nous voudrions raisonner globalement, en terme de territoires, sur ces 4 projets simultanément », poursuit Charles Tapie. « Or, les différents porteurs de projets n’ont pas de liens entre eux. Ils ne connaissent que les enjeux liés à leur seul chantier, alors qu’ils se superposent et se cumulent avec les autres. Pris séparément, on peut croire que les problèmes soulevés par ces ouvrages peuvent avoir des solutions relativement simples. Mais quand on a une vue d’ensemble, comme c’est notre rôle, le constat est criant. L’impact cumulé de ces projets sur l’agriculture de ce secteur est énorme. »

LGV

  • 40 hectares de vigne en AOC
  • 200 hectares de surfaces cultivées
  • 40 exploitations agricoles impactées

« Pont Garonne »

  • 70 hectares de surfaces cultivées
  • environ 30 exploitations impactées, dont la majorité en maraîchage

Eurocentre

  • 200 hectares de surfaces cultivées

Gravières

  • environ 600 hectares
Surfaces approximatives

Le trait d’union paysan du 26 mai

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