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LGV : « On nous roule dans la farine »

Posté par sauvegarde de pompignan le 17 mai 2011

Réunis hier au conseil général en présence de Jean-Michel Baylet et de la députée Sylvia Pinel, les élus membres du bureau de l’association dite des territoires traversés par la LGV, ont exprimé une grosse colère quant à la manière employée par Réseau Ferré de France. « On nous roule dans la farine » assure Michel Delrieu (Auvillar).

Un sentiment partagé par tous ses collègues qui constatent avec amertume qu’au terme de dix-huit mois de travail, de dizaines de réunions, d’échanges permanents avec les populations et les associations, « tout ce que l’on a souhaité comme modifications pour un tracé de la LGV le moins impactant possible n’a pas été retenu… Pire, on nous a ramenés quasiment au tout début, comme si élus et populations n’avaient rien à dire ! »

C’est ainsi qu’à Campsas, le tracé proche de l’autoroute a été « oublié » au profit d’un passage dans une zone très construite, donc potentiellement «en danger»..

Manipulation

À Pompignan, Alain Belloc (maire et président de l’association ATT-LGV) dénonce une « manipulation qui consiste à dire oui à ce que l’on suggère tout en surdimensionnant des ouvrages pour nous dire in fine… trop cher à réaliser ! » C’est le cas du fameux viaduc proposé par RFF.

À Auvillar, on reparle d’un pont au-dessus de l’autoroute qui impacterait lourdement le paysage, alors qu’un tunnel avait été convenu. À Bressols, où se trouvera la gare, le maire Jean-Louis Ibres parle d’un « véritable désastre environnemental » tandis qu’à Castelmayran, Jean-Claude Giavarini avertit « qu’il n’est pas question d’accepter un tracé qui entrerait dans le village ».

Grosses interrogations également du côté de Saint-Porquier où RFF avait laissé croire à un regard bienveillant sur des solutions à nuisances minorées pour le franchissement de la D813, de la D14, du canal et de l’autoroute. Aux oubliettes…

Riverain par riverain…

« Moi aussi on m’a menti en me faisant croire que la solution d’une tranchée couverte et d’un passage sous le canal serait envisageable » martèle Denis Lopez (Lacourt-Saint-Pierre). « Et maintenant, on me dit que ce serait trop coûteux en me parlant de déviation du canal, d’une pente d’eau ou encore d’échelle à bateaux !….».

Dans ce contexte, Alain Belloc et ses collègues ont acté l’idée soumise par Sylvia Pinel. « Il n’appartient pas aux élus de trancher sur tel ou tel fuseau » explique la députée et conseillère régionale. « Il faut toutefois imaginer un tracé qui intègre dans sa globalité Tarn-et-Garonnaise toutes les exigences des élus et des populations, le soumettre à RFF et travailler la négociation détail par détail, riverain par riverain s’il le faut… ».

Dans le même temps, Jean-Michel Baylet affiche une détermination sans faille à camper sur la position votée à l’unanimité par les conseillers généraux. « Nous n’engagerons pas un euro de la collectivité départementale tant que l’intérêt des Tarn-et-Garonnais ne sera pas respecté ».

Regrettant les attaques de cette décision (ainsi que la position des élus radicaux à la Région) par le maire de Montauban, le président du conseil général a été clair : « Nous sommes là dans une phase dure du bras de fer qui nous oppose à RFF. Je crois au volontarisme politique et si l’on considère que les élus ne peuvent pas peser sur les choses, c’est la négation de la politique. Or les populations nous élisent pour défendre leurs intérêts. Certes c’est compliqué. Mais unis, nous serons forts dans le rapport de force… »

Résistance

À la fin du mois, des réunions dites de consultation feront monter la pression d’un cran. D’ici là, le conseil général aura mis à disposition des élus concernés, et des associations qui le souhaitent, un ingénieur pour accompagner les propositions. Puis une AG réunira tous les acteurs courant juin pour avancer aussi en matière d’indemnité, domaine pour lequel la position du conseil général (250 m de chaque côté de la ligne) capte l’adhésion des élus. Plus que jamais, la résistance s’organise. « Ce n’est qu’à ce prix que les Tarn-et-Garonnais seront respectés » clame Jean-Michel Baylet. C’est aussi l’intention des maires et de leurs administrés…

La Dépêche du Midi du 170511

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LGV: le clash !

Posté par sauvegarde de pompignan le 23 avril 2011

Les relations entre Réseau Ferré de France et le Tarn-et-Garonne (élus comme associations de défense) se sont compliquées hier. Le conseil général entend mener le combat…

Le projet de création d’une ligne ferrée à grande vitesse (LGV) a donné lieu hier à une véritable rupture de confiance entre les élus et les associations d’un côté, et Réseau Ferré de France (RFF) de l’autre.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si lors de la session budgétaire du conseil général, Jean-Michel Baylet, qui fait régulièrement un rapport au regard des perturbations que le projet sème dans les communes traversées par la LGV et chez les futurs riverains de cette infrastructure, a campé une position sans appel.

10 h 35 : « Pas d’écoute… pas de financement »

« Je note que des points sensibles subsistent. C’est le cas sur Auvillar, où les mesures demandées pourraient générer un surcoût jusqu’à 115 m€, sur Bénis à Castelsarrasin ; sur Pompignan et Campsas ; sur Lacourt-Saint-Pierre et Montbeton ; également sur Bressols qui doit accueillir la nouvelle gare… Autant de situations qui, malgré nos demandes, n’ont pas été satisfaites. Dans ce contexte, il est hors de question que nous nous engagions financièrement à hauteur des 25,2 m€ requis. Avec la députée Sylvia Pinel, et en présence du préfet, j’ai signifié aux responsables de RFF que la convention financière ne serait présentée à l’Assemblée Départementale qu’une fois satisfaites les demandes des élus et des riverains que nous relayons depuis maintenant plus d’un an auprès des diverses instances. »

Compte tenu de l’importance du projet, Jean-Michel Baylet a annoncé son intention de proposer prochainement le recrutement d’une personne qualifiée de « Mr ou Mme LGV » pour suivre ce dossier dans sa phase activité, afin d’aider les communes à bien appréhender les impacts d’une telle réalisation et obtenir les compensations les plus appropriées.

Ce que ne savaient pas les conseillers généraux en écoutant Jean-Michel Baylet, c’est que dans le même temps, dans les salons de l’Etap-Hôtel à Montauban, Réseau Ferré de France avait réuni élus communaux et associations de défense (de la Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne). Quelle ne fut pas leur amère surprise de constater que le rendez-vous présumé technique était en réalité la présentation des tracés sans que toutes les modifications souhaitées aient été retenues. Aussi ont-ils décidé de quitter illico la réunion et de se rendre au… conseil général.

11 h 25 : « Tout est remis en cause »

Quittant un instant l’assemblée, Jean-Michel Baylet a reçu les maires de Campsas, Pompignan, Fabas, Lacourt-Saint-Pierre (qui représentait Montbeton) et Saint-Porquier (en accord avec Castelsarrasin). « Tout est remis en cause, on revient un an en arrière ! » a rapporté Alain Belloc, relayant la colère des maires et des associations. « Aussi nous demandons au conseil général de suspendre tout financement. »

Jean-Michel Baylet les a informés des mesures annoncées quelques minutes avant leur visite, faisant partager sa propre colère. « Non seulement nous sommes à vos côtés et celui des associations, mais nous allons mener le combat. L’ingénieur qui va être recruté sera votre interlocuteur et celui des associations de riverains. Son expertise sera précieuse, surtout sur le plan technique. Je suis d’autant plus en colère que nous pensions être parvenus à une solution convenable. Il est hors de question que RFF passe en force. Nous maintiendrons notre position tant que les demandes que nous formulons en Tarn-et-Garonne ne sont pas entendues. »

16 h 40 : « Un véritable simulacre de concertation »

Plus tard dans l’après-midi, des membres de l’Association des Territoires Traversés par la LGV, la députée Sylvia Pinel et un représentant du conseil général se sont rendus en préfecture de Région, conviés à une énième réunion. Même sujet, même effets… « Un véritable simulacre de concertation ! » martelait la députée Sylvia Pinel. « Depuis le début du projet LGV, nous nous battons, élus et associations, pour que le tracé impacte le moins possible les populations de notre département. Pour rappel, le Tarn-et-Garonne compte 70 km de voie LGV… Or la concertation proposée n’est qu’un alibi, sans contenu, irrespectueux des riverains et des élus locaux dont je partage la colère. Il n’est pas permis d’agir de la sorte. Il faut que tout le monde prenne ses responsabilités, notamment RFF et l’État. Nous prendrons les nôtres… »

Un clash qui doit impérativement permettre de remettre en avant les variantes validées par le Tarn-et-Garonne. Sans quoi la négociation s’annonce très compliquée…


Mobilité et déplacements à l’étude

Jean-Michel Baylet a proposé le lancement d’une étude sur la mobilité et les déplacements en Tarn-et-Garonne, notamment générés par l’importante et constante croissance démographique du département. Une problématique qui concerne tant les particuliers que les entreprises, ces dernières en faisant un enjeu de compétitivité et d’attractivité économiques. «Les grandes évolutions de notre territoire, qu’il s’agisse de la LGV, ou l’arrivée de nouvelles populations, doivent nous conduire à mettre en place un stratégie adaptée en matière d’infrastructures de déplacements» explique le président Baylet. Ainsi l’étude proposée aura pour objectif d’optimiser et de rationaliser le réseau régulier de transports interurbains ; d’examiner les conditions de développement du co-voiturage ; et d’envisager des solutions concrètes pour faciliter les déplacements, domicile/travail dans le département.

La Dépêche du Midi du 220411

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Montbeton. LGV : les élus très en colère refusent le nouveau tracé

Posté par sauvegarde de pompignan le 5 novembre 2010

OAS_AD(« Position1″);Montbeton. LGV : les élus très en colère refusent le nouveau tracé dans LGV, c'est NON!

201011051868_w350 dans LGV, c'est NON!L’annonce par RFF des hypothèses de tracés de la LGV en Tarn-et-Garonne irrite les élus concernés qui ne retrouvent pas trace de leurs propositions. Ils le disent haut et fort.

Aprés la diffusion publique par Réseau Ferré de France (RFF) des hypothèses de tracés de la future LGV, et les jugeant «inacceptables» Michel Weill, maire de Montbeton et Denis Lopez, maire de Lacourt Saint Pierre ont organisé une réunion publique pour les présenter à la population des deux communes. Réunion à laquelle s’est jointe la députée Sylvia Pinel, ainsi que les maire de Bressols (Jean-Louis Ibres), et Pompignan (Alain Belloc), ce dernier étant président de l’association des «territoires du Tarn et Garonne traversés par la LGV ».

Devant une nombreuse assistance, Michel Weill et Denis Lopez ont précisé que « ce tracé n’est pas définitif mais qu’il ne sera jamais accepté, en cet état, par les élus et la population des deux communes ». Ils reprochent à ce trace de ne pas représenter la demande évoquée il y a quelques semaines, à savoir un tracé « en tranchée enterrée » plus au sud du fuseau. A contrario, le projet proposé par RFF est un remblai au nord du fuseau impactant, de surcroit, un nombre important d’habitations.

Avec le soutien du conseil général

Dans son intervention, Sylvia Pinel a confirmé le soutien du conseil général, et de son président Jean Michel Baylet qui ont fait appel de cette décision dans la mesure où le tracé présenté ne « respecte pas les décisions ministérielles de Jean Louis Borloo et l’attente des élus», souhaitant une nouvelle étude du projet.

Sylvia Pinel rappela également que le tracé pouvait évoluer jusqu’à l’été prochain. « Il est important que les élus parlent d’une même voix , il reste encore du temps pour se faire entendre et nous devons continuer à défendre les intérêts de tous les habitants de Montbeton, de Lacourt Saint Pierre mais également de tous les habitants du Tarn et Garonne impactés par la LGV ».

Les diverses questions de l’assistance démontrèrent la mobilisation des personnes concernées à ce jour mais aussi de celles qui pourraient l’être à l’occasion d’un nouveau tracé.

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Valence. LGV : réunion de concertation

Posté par sauvegarde de pompignan le 29 octobre 2010

Valence. LGV : réunion de concertation dans Elus 201010301651_w350Les élus des 2-Rives étaient réunis, hier, à Valence-d’Agen avec les représentants de RFF afin de faire connaître leur position sur les tracés de la LGV. D’autres réunions identiques ont eu lieu à Saint-Nicolas-de-la-Grave et Pompignan.

Hier après-midi à la maison de l’Emploi de Valence-d’Agen, les élus de la communauté de communes des 2-Rives (CC2R) impactés par le tracé de la Ligne à grande vitesse (LGV) se sont réunis avec les représentants de Réseau Ferré de France (RFF) pour discuter des hypothèses du futur tracé. Une réunion de concertation par secteur (d’autres ont lieu hier pour les zones de Saint-Nicolas et du sud du département) voulu par le président du conseil général, Jean-Michel Baylet et à laquelle assistait également le maire de Pompignan, Alain Belloc. « Cette rencontre par petit groupe, est plus aisée pour que les élus puissent dire et prendre position sur les hypothèses avancées par RFF. » D’emblée toutefois, le président Baylet plantait le décor en exprimant une position ferme du département. « Le conseil général ne s’engagera sur ce grand projet que si l’on trouve un consensus dans le tracé. Si ce n’est pas le cas, nous n’y apporterons par notre soutien financier. »

En l’absence de Patrick Castan (chef du pôle RFF-GPSO), Thiefaine Leclerc avec le renfort de Joël Aillaireau du cabinet d’études Inexia passait en revue les deux tracés proposés, pour l’heure, par RFF. L’un plus au nord suivant l’A62 et l’autre plus au sud. Après avoir passé commune par commune les différents fuseaux (Dunes, Donzac, Saint-Loup, Saint-Cirice, Auvillar, Saint-Michel et Le Pin) un consensus semblait approuver si ce n’est, pour l’instant, l’entrée par laquelle la LGV déboucherait dans le département, le maire de Dunes, Christian Astruc souhaitant connaître la position de ses voisins lot-et-garonnais de Caudecoste avant de se positionner. Un travail dans le consensus qui démontrait la grande solidarité entre chaque commune qu’elles soient en amont ou en aval du secteur des Deux-Rives. En conclusion, le président de la CC2R insistait sur les nouvelles échéances avancées par RFF. « À l’été 2011, un tracé pressenti sera adopté. Mi 2013, la DUP et entre 2014-2020 l’acquisition foncière et les travaux. »

la dépêche 29 octobre 2010

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Montauban. TGV : les maires font bloc

Posté par sauvegarde de pompignan le 25 septembre 2010

Montauban. TGV : les maires font bloc dans LGV, c'est NON! 201009242008_w350Alors que le fuseau de 1 000 mètres n’est pas totalement validé par Jean-Louis Borloo, les maires des 31 communes impactées par la future ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse sont lancés dans leur action collective.

Ils sont montés au créneau en juillet dernier et ne se laisseront pas faire. Présidée par le maire de Pompignan Alain Belloc, l’association des maires des 31 communes de Tarn-et-Garonne impactées par le futur tracé du TGV Bordeaux-Toulouse, a réuni hier matin son conseil d’administration au conseil général. Après les premiers sondages géologiques effectués cet été sur le terrain, l’annulation de toutes les réunions prévues au mois de septembre par Réseau Ferré de France (RFF) dans les communes directement touchées par la ligne ajoute du flou pour de nombreux élus. « Ce que l’on sait c’est que Jean-Louis Borloo n’a pas encore signé le fuseau de 1 000 mètres retenu par RFF. Le ministre de l’Ecologie et du développement durable est en passe de le valider, mais il ne l’a pas encore fait à l’inverse de son collègue aux transports Jean-Louis Bussereau. Mais c’est imminent », avertit le maire de Pompignan.

Députée de Tarn-et-Garonne, Sylvia Pinel rappelle qu’avec Jean-Michel Baylet, président du conseil général, elle est intervenue auprès de Jean-Louis Borloo pour souligner tous les points sensibles repérés sur le fuseau (Pompignan, Montbeton, Lacourt-Saint-Pierre, le hameau de Bénis…).

En attendant, les maires restent toujours aussi vigilants. Ils ont ainsi réagi à la mise en place courant septembre d’un comité présidé par le préfet pour la future gare LGV. Ils n’acceptent pas d’être tenus à l’écart. « Il est légitime que l’association puisse être associée à cette réflexion », a indiqué Sylvia Pinel. L’association souhaite obtenir deux fauteuils pour le maire de Montbeton Michel Veil et le maire de Lacourt-Saint-Pierre Denis Lopez.

Par ailleurs, les élus assurent que leur association n’est qu’une étape et qu’ils envisagent toujours de la transformer en syndicat à vocation unique. Selon eux, ce sera plus efficace.

Enfin, tout le monde s’est mis d’accord sur la feuille de route. Pas question d’aller négocier en solo son petit bout de gras avec RFF. « On n’est pas là pour cautionner un quelconque tracé, mais pour que nos administrés soient bien dédommagés. Il faut que nous restions solidaires pour obtenir les mêmes choses partout » lance Christian Astruc, maire de Dunes.

La dépêche du midi du 24/09/2010

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Le TGV Toulouse-Paris attend toujours la décision des ministres

Posté par sauvegarde de pompignan le 2 septembre 2010

Le TGV Toulouse-Paris attend toujours la décision des ministres dans LGV bordeaux toulouse 201009021743_w350Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau s’apprêtent à rendre leur décision concernant les fuseaux définis par Réseau Ferré de France. Avec, peut-être, une demande de compléments d’études dans la partie tarn-et-garonnaise.

La fin de la trêve estivale laisse espérer une accélération du dossier d’instruction de la LGV Bordeaux-Toulouse. Depuis le comité de pilotage du 31 mai, les résultats des études conduites par Réseau Ferré de France, notamment sur la partie tarn-et-garonnaise, ont été envoyés aux ministères concernés. Depuis, rien. Jean-Louis Borloo pour le ministère de l’Écologie et Dominique Bussereau pour le secrétariat d’État aux Transports, s’apprêtent à valider les conclusions du comité qui avait tranché en faveur du fuseau dit « D » parmi quatre propositions, excluant de fait une possibilité de tracé le long de l’autoroute. Les ministères concernés ne manqueront sans doute pas d’accompagner leur décision de recommandations spécifiques pour tenir compte des demandes des élus et des associations de riverains. Comme lors du premier comité du 11 janvier à l’issue duquel avaient été demandés des compléments d’études pour le Tarn-et-Garonne. RFF n’avait pu acter que la partie comprise entre Bordeaux et le sud de Castelsarrasin.

L’autre échéance est fixée au 23 septembre. Ce jour-là, RFF proposera plusieurs hypothèses de tracé à l’intérieur du fuseau de 1 000 mètres arrêté. « Ces propositions seront comparées, combinées, pour présenter le meilleur tracé possible », souligne Christian Maudet, le chef de mission pour les Grands projets du Sud-ouest (GPSO). C’est à l’été 2 011 que RFF rendra sa copie à l’occasion d’un nouveau comité de pilotage. Avant que le dossier technique ne soit une nouvelle fois transmis aux ministères, lesquels demanderont la préparation de la mise en enquête publique du projet.

Reste que 2012, année électorale chargée, viendra perturber l’échéancier.

Les 213 km de voie à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse achoppent toujours sur trois points. Le plus névralgique reste la descente des coteaux vers Toulouse à partir de Pompignan. RFF indique que la future ligne ne peut suivre une pente aussi accusée que celle de l’autoroute. Autre sujet de préoccupation, au sud de Lespinasse cette fois, la présence d’un fort tissu industriel, mais aussi le complexe de triage de Saint-Jory.

Tout aussi difficile apparaît le traitement de la sortie sud de Bordeaux avec la traversée des vignobles de Graves, mais aussi Agen, autre point délicat avec l’écueil du relief sur la rive gauche de la Garonne et tout le débat sur la nécessité de construire ou pas une nouvelle gare.


« Nous sommes dans les temps »

Le fuseau qu’a retenu RFF dans la traversée du Tarn-et-Garonne attend toujours une réponse de l’État ?

C’était les vacances ministérielles ! Dominique Bussereau et Jean-Louis Borloo doivent se prononcer de manière imminente sur les résultats des travaux du comité de pilotage réuni le 31 mai. Comme c’est souvent le cas, leur avis devrait être assorti de recommandations particulières au vu peut-être des demandes émanant des associations. Cela avait déjà été le cas en janvier pour Lacourt-Saint-Pierre.

Le projet ne risque-t-il pas de prendre du retard ?

Sauf remise en cause du fuseau ou choix de certaines options par l’État, ces recommandations s’intègrent pour l’instant dans le calendrier prévu.

Vous procédez actuellement à des sondages qui inquiètent les riverains, dans le Tarn-et-Garonne notamment ?

Depuis avril, dans le fuseau défini de 1 000 m, nous procédons à des inventaires environnementaux de surface, mais aussi à des sondages géotechniques et hydrogéologiques. Ces sondages, qui ne présagent pas pour autant de l’endroit où passera le futur tracé, sont indispensables pour connaître la stabilité des sols, les drainages à envisager et les travaux de soutien des ouvrages d’accompagnement.

Élus et riverains craignent que les engagements en matière de protections phoniques ne soient pas toujours respectés ?

En matière de protection phonique existent des obligations réglementaires très encadrées que nous nous devons de respecter. Mais c’est vrai que répondre aux normes ne signifie pas qu’on n’entende rien. Il existe des niveaux sonores à ne pas dépasser.

Les riverains demandent aussi des tranchées couvertes. Mais la possibilité de réaliser de tels aménagements dépend étroitement de la nature des sols et des reliefs. On ne peut donc garantir systématiquement la construction de ce type d’ouvrages.


zoom

Les élus réunis en association

Présidée par le maire de Pompignan Alain Belloc (photo), l’association dite « des territoires traversées par la LGV » a vu le jour en plein mois d’août. Son objectif : agir de façon coordonnée pour mieux cerner les impacts de la ligne à grande vitesse. Prochain rendez-vous de l’association le 23 septembre, date à laquelle le bureau complet examinera les propositions de tracé de RFF. « Cette réunion est importante puisque Réseau Ferré présentera les différentes bandes de 80 m à l’intérieur du fuseau prédéterminé. Mais je reste favorable au faisceau qu’on avait présenté le long de l’autoroute », explique Alain Belloc.

Prévention des risques

Le maire de Pompignan espère que le projet de tunnel entre Pompignan et Saint-Rustice respectera au moins les prescriptions du Plan de prévention des risques (PPR). Reprenant une étude du Laboratoire régional des ponts et chaussées de Toulouse, le collectif USV (Union pour la Sauvegarde des Villages) rappelle que ce tunnel « cumule deux risques », celui de mouvements de terrain et le risque d’inondation. Selon l’USV, Réseau Ferré veut réaliser ce tunnel dans une zone rouge dans laquelle toute nouvelle construction devrait être interdite. « Les modifications de l’équilibre hydraulique pourraient être catastrophiques », explique Thierry Fourcassier, le porte parole.


Les autres chantiers de l’été

Tours-Bordeaux. Le chaînon manquant pour rallier Paris- Bordeaux en 2h05. La construction des 302 km de ligne entre Tours et Bordeaux est évaluée à 7,8 Md€ avec un contrat de partenariat public-privé. Vinci vient d’obtenir la concession. Sur la future ligne, le déboisement continue et les archéologues de l’Inrap mènent des fouilles de sauvetage. Date de mise en service : fin 2016. Les communes exigent de justes compensations.

Toulouse-Narbonne . Les pré-études fonctionnelles vont consister à dresser un premier diagnostic. Il s’agit de construire les scénarios d’aménagement qui seront soumis au débat public. Doit-on créer une voie nouvelle, améliorer le réseau existant ? On se place dans ce projet à l’horizon 2025.

Poitiers-Limoges. Début août, RFF a adressé aux mairies concernées en Haute-Vienne les cartes comportant le tracé du projet de ligne LGV Poitiers-Limoges. Le document détaille les options retenues pour ce barreau ferroviaire de 115 kilomètres qui doit ouvrir en 2011.

Le Mans-Rennes. Des trois majors du BTP Bouygues, Eiffage et Vinci, on connaîtra bientôt le nom du concessionnaire dans ce projet de 3,4 milliards d’euros ; La ligne ouvrira d’ici à 2015.


Le chiffre : 31

communes > Tarn-et-Garonne. La population de 31 communes est concernée par le passage de la future ligne à grande vitesse. C’est pour défendre les intérêts des habitants que les maires se sont regroupés en août en association. Une initiative qui s’inspire d’une action similaire lancée par les maires de la région de Reims confrontés à l’implantation de la ligne du TGV Est, avec le contexte très particulier des vignobles traversés.

La dépêche 1 sept 2010

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LGV: Les communes se regroupent

Posté par sauvegarde de pompignan le 15 juillet 2010

« Une association regroupant les communes impactées par la future ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) a été créée hier au conseil général. Une union pour mieux se défendre face à l’opérateur…

La population de trente-et-une communes (1) du département est concernée par le passage de la future ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV). C’est pour défendre ses intérêts qu’une association dite « des territoires traversés par la LGV » a été créée hier au conseil général (son siège) avec le concours de Jean-Michel Baylet et de la députée Sylvia Pinel, forts de l’expérience acquise avec le collectif de défense des communes face La Poste. « C’est parce que nous avons avancé unis qu’aucun bureau de Poste n’a complètement fermé chez nous » a rappelé l’élue radicale.

L’initiative d’hier est née d’un échange récent avec les maires de la région de Reims qui ont vécu eux aussi l’implantation de la ligne pour le passage du TGV Est. C’est en se structurant collectivement qu’ils ont pu alors peser sur les décisions prises par l’opérateur, garantir un minimum de concertation et in fine rendre moins douloureux, moins défigurant et plus en cohérences avec les territoires le passage du TGV.

Des proies vulnérables

« Cette association a pour vocation à se structurer rapidement en syndicat mixte » a clairement souligné son président, Alain Belloc, maire de Pompignan. « Elle a pour objet d’agir, de façon coordonnée entre les collectivités membres, dans le but de mieux appréhender les impacts de la LGV sur les territoires traversés. Elle a donc pour mission de défendre les intérêts collectifs par l’expression de positions communes ; d’analyser, toujours de façon coordonnée, les propositions de Réseau ferré de France (RFF), de mieux appréhender les impacts et d’obtenir les compensations les plus appropriées ; Enfin d’utiliser toutes les voies de recours et de défense des intérêts collectifs et de représenter l’association en justice. »

Ainsi donc RFF va devoir compter sur un interlocuteur structuré, conscient que la LGV passera, mais soucieux de « ne pas laisser faire n’importe quoi », faisant sien ce propos de Jean-Michel Baylet : « Si on ne se regroupe pas, nous serons des proies vulnérables… »

(1) Les communes sont les suivantes: Dunes, Donzac, Saint-Loup, Saint-Cirice, Auvillar, Saint-Michel, Merles, Le Pin, Saint-Nicolas de la Grave, Caumont, Castelsarrasin, Castelmayran, Angeville, Saint-Aignan, Castelferrus, Garganvillar, Cordes-Tolosannes, Saint-Porquier, Escatalens, Lavilledieu du Temple , Montbeton, Montbartier, Lacourt Saint – Pierre, Montauban, Bressols, Labastide-Saint-Pierre, Campsas, Canals, Fabas, Grisolles, Pompignan. » La Dépêche du Midi du 130710

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Des villages en guerre contre un tracé de la ligne TGV

Posté par sauvegarde de pompignan le 29 mai 2010

Dix-sept villages du Sud-Ouest sont entrés en rébellion et mènent depuis des mois le combat de la dernière chance pour éviter que le tracé de la future ligne TGV Bordeaux-Toulouse ne massacre maisons, vignoble et monuments historiques.

La petite commune de Pompignan (Tarn-et-Garonne) est devenue un des symboles de la lutte du collectif Union pour la sauvegarde des villages (USV) : sur son territoire, un château et d’autres monuments classés, dont un cru célèbre, sont menacés par le tracé D de la ligne, proposé par Réseau ferré de France (RFF), qui pourrait être choisi le 31 mai. Vue d’avion, la zone de Pompignan, au pied des collines abritant le vignoble de Fronton, est déjà traversée par six lignes parallèles sur une bande d’à peine 5 kilomètres : une autoroute, une route nationale,

Des villages en guerre contre un tracé de la ligne TGV dans LGV, c'est NON! on error resume next p734766_FlashMode8=(IsObject(CreateObject(« ShockwaveFlash.ShockwaveFlash.8″)))

cachePubVide(‘pubCarreEdit’);la voie ferrée dela ligne Bordeaux-Toulouse, le Canal des deux mers, une ligne à haute tension et la Garonne. S’y ajoutera la ligne à grande vitesse (LGV).

Le président de l’USV, Bruno Lecomte, est clair : il est favorable à la LGV, mais sur un parcours « moins impactant pour les habitants et le patrimoine », a-t-il dit. Et son collectif a fait une contre-proposition, s’appuyant sur des études techniques, pour un trajet
alternatif qui suivrait à peu près l’autoroute.

Cette alternative éviterait, entre autres, à Saint-Jory (Haute-Garonne) la destruction prévue de 35 maisons et la délocalisation d’entreprises, ou à Castelnau-d’Estrétefonds (Haute-Garonne) des gênes pour les céréaliers.

Le tracé D va par ailleurs impacter le patrimoine, comme à Saint-Rustice (Haute-Garonne) les vestiges d’une villa gallo-romaine et une église classée monument historique, les vignes du château Bellevue La Forêt à Fronton (Haute-Garonne), qui exporte 50% de sa production, et le parc du château de Pompignan (XVIIIe).

Pour le propriétaire du château, Michel Penavayre, artisan facteur de piano et vice-président de l’association Sauvegarde de Pompignan, le tracé est aberrant. RFF a prévu de faire passer le TGV dans un tunnel sous son parc, mais « techniquement, ce n’est pas réalisable », explique-t-il : la hauteur de la colline, classée en zone d’éboulement, ne permet pas son percement, et le tunnel traverserait le lit d’un ruisseau torrentiel en période de grosses pluies. Contre la façade de style néoclassique du château qu’il répare petit à petit pour en faire un lieu artistique – musée du piano, résidence d’artistes – l’artisan a apposé une banderole géante : « Stop ! Vous êtes sur le trajet du TGV ».

Le fronton de la mairie de Pompignan est de son côté barré d’un bandeau dénonçant « Pompignan sacrifié ! Disons NON », et celui de l’hôtel de ville de Saint-Rustice d’un « Saint-Rustice sacrifié par le fuseau LGV : NON ». « Pour nous, c’est une catastrophe. Jamais je n’aurais imaginé un tel scénario », s’exclame le maire de Pompignan, Alain Belloc, qui verra sa commune d’un millier d’habitants coupée par une voie de communication supplémentaire.

Le collectif USV, selon M. Lecomte, « demande un véritable médiateur qui puisse trancher et une étude indépendante ». Quant à Alexandre Dortet, habitant de Pompignan, il n’oubliera pas que les Bâtiments de France lui ont refusé l’installation de panneaux photovoltaïques sur son toit, trop proche du château, alors qu’ils autoriseraient dans le parc de ce même monument la construction de la ligne LGV.

Midilibre.com du 27 mai

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Des villages en guerre contre le tracé du TGV

Posté par sauvegarde de pompignan le 29 mai 2010

Midi-Pyrénées. Dix-sept villages sont entrés en rébellion et mènent depuis des mois le combat de la dernière chance pour éviter que le tracé de la future ligne TGV Bordeaux-Toulouse ne massacre maisons, vignoble et monuments historiques.
Des villages en guerre contre le tracé du TGV dans LGV, c'est NON! 229_@EUTGVTARN314766La petite commune de Pompignan dans le Tarn-et-Garonne est devenue un des symboles de la lutte du collectif Union pour la sauvegarde des villages (USV) : sur son territoire, un château et d’autres monuments classés, un cru célèbre, sont menacés par le tracé D de la ligne, proposé par Réseau ferré de France (RFF), qui pourrait être choisi le 31 mai.
Vue d’avion, la zone de Pompignan, au pied des collines abritant le vignoble de Fronton, est déjà traversée par six lignes parallèles sur une bande d’à peine 5 kilomètres : une autoroute, une route nationale, la voie ferrée de la OAS_AD(‘Position1′); var TFSMFlash_PRETAG= »"; var TFSMFlash_POSTTAG= »"; var TFSMFlash_VERSION= »8″; var TFSMFlash_WMODE= »opaque »; var TFSMFlash_OASCLICK= »http://memorix.sdv.fr/5c/www.lindependant.com/infoslocales/region_article/L48/188450512/Position1/SDVG_ML_LI/ALLIANZ_PRG_RECA_180510/reca_allianz_180510.html/546e6f69663076342f624541436d786c?http%3A%2F%2Fallianz2.solution.weborama.fr%2Ffcgi-bin%2Fperformance.fcgi%3FID%3D420060%26A%3D1%26L%3D362800%26C%3D13778%26P%3D25164%26T%3DE%26W%3D1%26CREA%3D204871%26URL »; var TFSMFlash_SWFCLICKVARIABLE= »?clicktag= »+TFSMFlash_OASCLICK ; var TFSMFlash_SWFFILE= »http://memorix.sdv.fr/RealMedia/ads/Creatives/Global/pub/rect_allianz_120510.swf »+TFSMFlash_SWFCLICKVARIABLE; var TFSMFlash_FSCOMMAND= »"; var TFSMFlash_IMAGEALTERNATE= »"; var TFSMFlash_OASALTTEXT= »"; var TFSMFlash_OASTARGET= »_blank »; var TFSMFlash_OASPROTOCOL= »http:// »; var TFSMFlash_OASDIM= »WIDTH=’300′ HEIGHT=’250′ »; var TFSMFlash_OASADID= »OAS_RMF_Position1_FLASH »; document.write( »); img = new Image(); img.src=’http://allianz2.solution.weborama.fr/fcgi-bin/adserv.fcgi?tag=362800&f=10&h=R&rnd=[RANDOM]‘;

cachePubVide(‘pubCarreEdit’);ligne Bordeaux-Toulouse, le Canal des deux mers, une ligne à haute tension et la Garonne. S’y ajoutera la ligne à grande vitesse (LGV).
Le président de l’USV, Bruno Lecomte, est clair : il est favorable à la LGV, mais sur un parcours « moins impactant pour les habitants et le patrimoine ». Et son collectif a fait une contre-proposition, s’appuyant sur des études techniques, pour un trajet alternatif qui suivrait à peu près l’autoroute.
Cette alternative éviterait, entre autres, à Saint-Jory (Haute-Garonne) la destruction prévue de 35 maisons et la délocalisation d’entreprises, ou à Castelnau-d’Estrétefonds (Haute-Garonne) des gênes pour les céréaliers.
Le tracé D va par ailleurs impacter le patrimoine, comme à Saint-Rustice (Haute-Garonne) les vestiges d’une villa gallo-romaine et une église classée monument historique, les vignes du château Bellevue La Forêt à Fronton (Haute-Garonne), qui exporte 50 % de sa production, et le parc du château de Pompignan (XVIII e ) .
Pour le propriétaire du château, Michel Penavayre, artisan facteur de piano et vice-président de l’association Sauvegarde de Pompignan, le tracé est aberrant.
RFF a prévu de faire passer le TGV dans un tunnel sous son parc, mais « techniquement, ce n’est pas réalisable », explique-t-il : la hauteur de la colline, classée en zone d’éboulement, ne permet pas son percement, et le tunnel traverserait le lit d’un ruisseau torrentiel en période de grosses pluies.
« Une catastrophe » Contre la façade de style néoclassique du château qu’il répare petit à petit pour en faire un lieu artistique – musée du piano, résidence d’artistes – l’artisan a apposé une banderole géante : « Stop ! Vous êtes sur le trajet du TGV ».
Le fronton de la mairie est de son côté barré d’un bandeau dénonçant « Pompignan sacrifié ! Disons NON », et celui de l’hôtel de ville de Saint-Rustice d’un « Saint-Rustice sacrifié par le fuseau LGV : NON ».
« Pour nous, c’est une catastrophe. Jamais je n’aurais imaginé un tel scénario »
, s’exclame le maire de Pompignan, Alain Belloc, qui verra sa commune d’un millier d’habitants coupée par une voie de communication supplémentaire.
Le collectif USV, selon M. Lecomte, « demande un véritable médiateur qui puisse trancher et une étude indépendante ».
Quant à Alexandre Dortet, habitant de Pompignan, il n’oubliera pas que les Bâtiments de France lui ont refusé l’installation de panneaux photovoltaïques sur son toit, trop proche du château, alors qu’ils autoriseraient dans le parc de ce même monument la construction de la ligne LGV.

L’indépendant.com du 29 mai

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En Tarn-et-Garonne et Haute-Garonne aussi, des villages en guerre contre la future LGV

Posté par sauvegarde de pompignan le 29 mai 2010

Dix-sept villages sont entrés en rébellion et mènent depuis des mois le combat de la dernière chance pour éviter que le tracé de la future ligne TGV Bordeaux-Toulouse ne « massacre » maisons, vignoble et monuments historique

La petite commune de Pompignan (Tarn-et-Garonne) est devenue un des symboles de la lutte du collectif Union pour la sauvegarde des villages (USV) : sur son territoire, un château et d’autres monuments classés, un cru célèbre, sont menacés par le tracé D de la ligne, proposé par Réseau ferré de France (RFF), qui pourrait être choisi le 31 mai.

Vue d’avion, la zone de Pompignan, au pied des collines abritant le vignoble de Fronton, est déjà traversée par six lignes parallèles sur une bande d’à peine 5 kilomètres : une autoroute, une route nationale, la voie ferrée de la ligne Bordeaux-Toulouse, le Canal des deux mers, une ligne à haute tension et la Garonne. S’y ajoutera la ligne à grande vitesse (LGV).

Le président de l’USV, Bruno Lecomte, est clair : il est favorable à la LGV, mais sur un parcours « moins impactant pour les habitants et le patrimoine », a-t-il dit. Et son collectif a fait une contre-proposition, s’appuyant sur des études techniques, pour un trajet alternatif qui suivrait à peu près l’autoroute.

Cette alternative éviterait, entre autres, à Saint-Jory (Haute-Garonne) la destruction prévue de 35 maisons et la délocalisation d’entreprises, ou à Castelnau-d’Estrétefonds (Haute-Garonne) des gênes pour les céréaliers.

Le tracé D va par ailleurs impacter le patrimoine, comme à Saint-Rustice (Haute-Garonne) les vestiges d’une villa gallo-romaine et une église classée monument historique, les vignes du château Bellevue La Forêt à Fronton (Haute-Garonne), qui exporte 50% de sa production, et le parc du château de Pompignan (XVIIIe).

Pour le propriétaire du château, Michel Penavayre, artisan facteur de piano et vice-président de l’association Sauvegarde de Pompignan, le tracé est aberrant. 

RFF a prévu de faire passer le TGV dans un tunnel sous son parc, mais « techniquement, ce n’est pas réalisable », explique-t-il : la hauteur de la colline, classée en zone d’éboulement, ne permet pas son percement, et le tunnel traverserait le lit d’un ruisseau torrentiel en période de grosses pluies.

Contre la façade de style néoclassique du château qu’il répare petit à petit pour en faire un lieu artistique – musée du piano, résidence d’artistes – l’artisan a apposé une banderole géante : « Stop ! Vous êtes sur le trajet du TGV ».

Le fronton de la mairie de Pompignan est de son côté barré d’un bandeau dénonçant « Pompignan sacrifié ! Disons NON », et celui de l’hôtel de ville de Saint-Rustice d’un « Saint-Rustice sacrifié par le fuseau LGV : NON ».

« Pour nous, c’est une catastrophe. Jamais je n’aurais imaginé un tel scénario », s’exclame le maire de Pompignan, Alain Belloc, qui verra sa commune d’un millier d’habitants coupée par une voie de communication supplémentaire.

Le collectif USV, selon M. Lecomte, « demande un véritable médiateur qui puisse trancher et une étude indépendante ».

Quant à Alexandre Dortet, habitant de Pompignan, il n’oubliera pas que les Bâtiments de France lui ont refusé l’installation de panneaux photovoltaïques sur son toit, trop proche du château, alors qu’ils autoriseraient dans le parc de ce même monument la construction de la ligne LGV.

Sud-Ouest le 27 mai 2010    

En Tarn-et-Garonne et Haute-Garonne aussi, des villages en guerre contre la future LGV  dans LGV, c'est NON! logo-facebookPartager cet article dans Facebook

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