Plan rail : le plus gros chantier lancé

Posté par sauvegarde de pompignan le 19 janvier 2011

Les travaux de doublement de la voie entre Toulouse et Saint-Sulpice nécessitent la fermeture de la ligne pendant plus de 4 mois. Un chantier très lourd pour 200M€.

C’est le chantier le plus emblématique du Plan Rail Midi-Pyrénées avec l’étoile ferroviaire de Capdenac inaugurée en novembre. Les travaux de doublement partiel de la ligne Toulouse Saint-Sulpice sont bel et bien lancés. Ils auront un inévitable impact pour les voyageurs puisque la circulation devra être interrompue pour quatre mois et demi à compter du 2 mai. Il faudra alors abandonner le train pour l’autocar avec un système de navettes mises en place par la SNCF entre Toulouse-Albi et Saint-Sulpice-Mazamet.

Hier, représentants du préfet, du conseil régional, de la SNCF et de Réseau Ferré de France, se sont rendus à Montbartier (31), plus précisément au pont de Bilarel, un des ouvrages qui devra être totalement reconstruit pour autoriser le passage de deux voies ferrées. Ce chantier donne la pleine mesure de l’effort financier consacré à un plan Rail qui, au global, s’élève à 820M€, dont 400M€ à la charge de la région Midi-Pyrénées. L’État, « à la surprise générale », a ajouté 100M€ aux 93 M€ qu’il avait déjà versés au titre de sa participation. Un effort souligné hier par Françoise Souliman, secrétaire générale de la préfecture, qui permet de fait à la Région d’accroître son propre budget consacré cette fois aux routes.

Le doublement partiel de la ligne entre Toulouse et Saint-Sulpice était évoquée depuis des décennies. « C’est une des lignes les plus chargées de France, sur laquelle passent 68 trains par jour », précise Pierre Meyer, le directeur régional de la SNCF.

Les travaux sur cette voie unique conditionnent surtout le développement du TER sur le quart nord-est de la région. L’opération coûte à elle seule 200M€ financée majoritairement par la Région, mais aussi par l’État, l’Union européenne et RFF. Il s’agit de poser 18 km de voies neuves, de doubler vingt ponts-rails, de recréer quatre ponts-routes, de remplacer par du béton 30 000 traverses, sans parler de la refonte de tout le système de sécurité et de signalisation.

Mais, compte tenu du niveau des ressources locales, ce plan Rail risque de rester longtemps unique en son genre. « Si c’était à refaire, nous ne pourrions pas. Les Régions n’ayant plus la capacité de faire évoluer leurs recettes, elles ne peuvent plus engager d’opérations lourdes. Aucune Région ne pourrait aller aujourd’hui sur un tel projet », rappelle Martin Malvy, le président de la Région. Autrement dit, Midi-Pyrénées est passée juste.

La Dépêche du Midi du 180111

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