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Une manifestation en décembre à Langon

Posté par sauvegarde de pompignan le 27 octobre 2010

L’association Seve remet en cause le mode de concertation sur les tracés présentés par RFF.

En novembre 2010, 2 000 personnes avaient manifesté dans les rues de Langon pour exprimer leur opposition aux lignes à grande vitesse Bordeaux/Espagne et Bordeaux/Toulouse. Les opposants s’y retrouveront de nouveau le 11 décembre. La coordination Vigilance LGV de Gironde, qui travaille désormais avec ses homologues du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne, prévoit auparavant un premier rendez-vous le 13 novembre à Agen.

L’association Seve y participera activement, vu que son président Pierre Duporté est en colère après la réunion d’un groupe de concertation mercredi dernier. À cette occasion RFF avait présenté deux projets de tracé entre Beaulac et Captieux (notre édition du 21 octobre).

« Ils n’ont qu’une idée : nous dresser les uns contre les autres afin de faire passer le train où ça les arrange jusqu’à la halte SRGV de Captieux », s’énerve dans un communiqué Pierre Duporté. Il juge le mode opératoire « scandaleux et malhonnête ». « En agissant ainsi, ce sera facile pour eux de dire que c’est sur nos conseils qu’ils ont dû sacrifier telle Landaise ou tel sanctuaire écologique. » Et il s’interroge sur « savoir s’il faut accepter d’aller s’asseoir autour d’une table de concertation avec des gens omnipotents qui n’ont aucun respect pour nous ».

 

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Opposants LGV Bordeaux-Toulouse: lancement d’une nouvelle coordination

Posté par sauvegarde de pompignan le 27 octobre 2010

Le Parisien 25.10.2010, 17h47

Des opposants à la ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse, de la Gironde (33), du Lot-et-Garonne (47) et du Tarn-et-Garonne (82), ont créé lundi au pied de l’ de région à Bordeaux une coordination interdépartementale pour proposer une alternative à la nouvelle ligne.
« Nous regroupons nos forces pour dire non à la LGV, oui au TGV sur les lignes existantes », a expliqué à l’AFP Claude Semin, l’un des trente opposants présents lors de cette opération symbolique sur le parvis de l’Hôtel de région d’Aquitaine, alors que la collectivité votait lundi sa contribution (306 millions d’euros) pour le tronçon Tours-Bordeaux de la future LGV.

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La coordination interrégionale 33, 47, 82 regroupe trente associations riveraines du tracé Bordeaux-Toulouse et représente, selon ses promoteurs, 50.000 adhérents « opposants à la création d’une nouvelle ligne ».
« Nous allons dépenser 8 milliards d’euros pour construire une ligne pour gagner 12 minutes sur la liaison Bordeaux Toulouse », a déclaré M. Senin, affirmant que « le réaménagement de la ligne existante ferait économiser 6 milliards d’euros ».
« Dans cette période où il faut faire des économies, nous demandons un moratoire de 6 mois pour étudier la faisabilité technique de l’aménagement de la ligne existante », a-t-il ajouté.

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Toulouse mise sur le «projet Matabiau»

Posté par sauvegarde de pompignan le 27 octobre 2010

Pendant deux semaines, «La Croix» présente dix projets témoignant du dynamisme des villes. Aujourd’hui, le projet d’urbanisme que prépare la Ville rose à la faveur de l’arrivée du TGV à la gare Matabiau

Toulouse mise sur le «projet Matabiau» dans LGV bordeaux toulouse toulouse_article

La gare de Toulouse-Matabiau (Photo : Ignis/Wikicommons).

L’attente est longue, alors, pas question de rater le coche. Ou plutôt le train, ce fameux TGV qui doit débouler à Toulouse en 2020, près de trente ans après l’inscription de Bordeaux-Toulouse au schéma directeur national des lignes à grande vitesse. La métropole sudiste entend enfin profiter, comme d’autres avant elle, de l’arrivée du bolide sur rail pour se lancer dans un programme urbain de grande ampleur.

Ses promoteurs ne se lassent d’ailleurs pas de le répéter : il s’agit du programme structurant phare de la Ville rose, chargé de porter l’ambition européenne de l’agglomération dans les années à venir.

En décidant d’accueillir le TGV dans sa centenaire gare Matabiau et non dans un nouvel équipement à l’extérieur de la cité, Toulouse ne choisit pas la simplicité. « Nous devons, du coup, penser un projet colossal qui impactera non seulement la gare et ses quartiers proches, mais touchera aussi largement le centre-ville », souligne Daniel Benyahia, l’adjoint au maire chargé de l’urbanisme.pix_trans dans LGV bordeaux toulouse

De 9 à 15 millions de voyageurs : il s’agit donc de tout revoir

pix_transPlus de 350 hectares sont concernés, soit bien plus que le périmètre rapproché de 170 hectares autour de la gare. Avant la fin de l’année, quasiment toutes les études – plus d’une vingtaine au total pour un coût de 4 millions d’euros – seront lancées, pour réfléchir notamment à la nécessité (ou non) de couvrir les voies ferrées et de construire au-dessus d’elles, ou à la programmation urbaine proprement dite, annoncée « mixte » avec un quartier d’affaires, des logements et des commerces à l’image d’Euralille autour de la LGV Nord.

Un vaste casse-tête, car Toulouse part de très loin. « Comme souvent ailleurs dans cette ville, cette zone s’est développée depuis trente ans sans cohérence aucune, parce que des opportunités foncières se présentaient ici ou là, regrette Robert Marconis, professeur émérite à l’université du Mirail, spécialiste des questions d’urbanisme et de transports. Il faut en finir désormais avec cette mosaïque et dégager une vision d’ensemble. »

Au cœur du programme, la gare. Matabiau accueille aujourd’hui neuf millions de voyageurs (sixième gare française). Ils seront au moins 15 millions en 2020. Il s’agit donc de tout revoir. Une seconde façade, comme à Nantes ou à Bordeaux, devrait être construite.pix_trans

Interconnexion entre les différents modes de transports

pix_transEnvisagée aussi, la segmentation du site en trois grands blocs pour faciliter les flux de voyageurs. Services et commerces seront également développés « pour faire de la gare un poumon économique, comme c’est le cas ailleurs en Europe », assure Pierre Meyer, directeur régional de la SNCF.

Au-delà des murs, l’enjeu essentiel tient dans l’interconnexion entre les différents modes de transports convergents vers la gare : le métro, qui draine aujourd’hui 50% des voyageurs venant sur le site, les TER (dont le trafic devrait doubler d’ici à 2020), qu’empruntent actuellement 25% des voyageurs des grandes lignes, le futur tramway le long du canal du Midi espéré pour 2018, les bus, voitures et autres vélos.

« De la réussite de cette intermodalité dépend non seulement la réussite du programme urbain, mais aussi la diffusion de l’effet TGV à l’ensemble du territoire de Midi-Pyrénées », juge Pascal Mignerey, conseiller transports et métropoles à la Datar.pix_trans

«On ne s’interdit rien»

pix_transPour le centre-ville, ne sont évoquées pour l’heure que des idées générales : des allées Jean-Jaurès (les «Champs-Élysées toulousains») revisitées façon ramblas de Barcelone ou une rue Bayard laissée aux piétons.

Quant à une grande réalisation architecturale, dont certains déplorent toujours l’absence à Toulouse, Daniel Benyahia préfère rester prudent : « On ne s’interdit rien, mais mieux vaut réussir un programme agréable et fonctionnel pour tous que de se focaliser sur un bâtiment symbole. »

Avis aux cabinets prétendant au concours d’urbanisme d’ici à fin 2012, avant la mise en œuvre du projet à partir de 2014…

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Jean-Luc FERRÉ, à Toulouse

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