TGV : une locomotive pour la Région

Posté par sauvegarde de pompignan le 15 juin 2010

TGV : une locomotive pour la Région dans LGV bordeaux toulouse 201006151945_w350Trois groupes de travail réfléchissent à maximiser les retombées économiques, touristiques, culturelles et la recherche grâce à l’arrivée du TGV en 2020.

Comment tirer au maximum profit de l’arrivée du TGV dans la région ? C’est à cette question que l’assemblée générale de l’association TGV Sud-Ouest a commencé à répondre hier à l’hôtel de région. Portée par la Région Midi-Pyrénées, le Conseil général de Haute-Garonne et le Grand Toulouse, l’association a lancé trois groupes de travail pour mesurer l’impact de la ligne à grande vitesse (LGV) sur le plan économique, touristique- culturel et pour la recherche et l’enseignement supérieur. Les enjeux sont considérables puisque selon une étude du cabinet CM International c’est tout le territoire régional qui va profiter de l’arrivée du TGV et pas uniquement la ville métropole. Bien sûr dans un premier temps les environs de la gare d’arrivée bénéficieront de la création massive d’immobilier de bureaux et d’entreprises et de quartiers d’affaires. La fourchette est estimée entre 100 000 et 500 000 m2. Le secteur du bâtiment sera l’un des secteurs les plus gagnants puisque dans toutes les régions où la LGV est arrivée de grands projets d’aménagement et de rénovation ont été entrepris (nouvel hôpital, zénith…).

Irriguer la région

Mais les enjeux sont clairs : les trois groupes de travail ont tous insisté sur le fait qu’il fallait que tout le territoire profite de la grande vitesse. Car si Bordeaux sera à une heure, Paris à trois et Barcelone à 1 h 45 : « les villes secondaires doivent être pleinement associées notamment pour développer des pôles d’enseignement supérieur et de recherche » a précisé Christian Desmoulins, rapporteur de ce groupe de travail et patron d’Actia qui préconise aussi de soigner la qualité de l’accueil des étudiants afin de renforcer l’attractivité de l’offre régionale. Pour que l’Aveyron ou l’Ariège bénéficient de l’effet TGV, Pierre Cohen, président du Grand Toulouse mise sur l’intermodalité c’est-à-dire sur la connexion entre le TGV qui arrive à Toulouse et un réseau régional dense et bien cadencé (TER). Le plan rail porté par la Région Midi-Pyrénées « a déjà ajouté 1 400 arrêts supplémentaires dans toutes les gares de la région sera une base solide pour y parvenir » selon Martin Malvy, président de Région.

Sur le plan touristique, l’irrigation des territoires éloignés de la métropole doit aussi être aussi la règle : « il faut créer des parcours autour de l’art roman, des musées, des sciences ou de la gastronomie pour drainer les visiteurs dans tous les départements » préconise Martine Offroy, présidente de la médiathèque de Toulouse. Pierre Izard, président du Conseil général de la Haute-Garonne a assuré que toutes ces réflexions se poursuivraient « au sein d’une gouvernance partagée sans laisser personne au bord du débat ».


Chantier:12000 emplois sur cinq ans

Le groupe de travail dédié à l’impact économique de la LGV mené par Didier Gardinal, le président de la Chambre régionale de commerce et d’industrie (CRCI) a chiffré les retombées du chantier du TGV à 12 000 emplois sur cinq ans en Midi-Pyrénées. Des conventions seront passées avec le concessionnaire de la ligne pour qu’il s’engage à faire travailler la main-d’œuvre locale.

à plus long terme, une connexion à Paris en trois heures va générer le développement des relations avec l’Île de France. « Le billet d’avion pour Paris reste très cher pour les PME » regrette Christian Desmoulins, président de l’Insa. L’opportunité la plus ouverte demeure le fret SNCF. Grâce à la libération de sillons, un doublement des tonnes transportées a été observé à Strasbourg notamment. Ensuite, un meilleur réseau ferroviaire incite plus les investisseurs internationaux à choisir une ville à grande vitesse avec une hausse de 30 % des créations d’emplois comme observée en Lorraine. L’emploi tertiaire sera lui aussi tiré par la locomotive TGV avec une croissance de 15 sur dix ans.

Sur le plan de l’enseignement supérieur, la création de nouvelles formations qui accompagnent la LGV attire en général entre 7000 et 8500 étudiants supplémentaires qui s’ajouteront aux 110 000 étudiants de la région.

Un turbo pour le tourisme

Par ailleurs 50 000 à 90 000 nuitées supplémentaires ont été générées à Strasbourg et 16 millions pour la région Paca grâce au TGV. Les sites culturels bénéficient aussi d’une fréquentation en hausse (+5 à +30 %). Mais pour maximiser cet effet, le groupe de travail économie veut faire de Toulouse, la porte ferroviaire pour l’Europe du Sud : « Car s’ouvrir sur Barcelone c’est atteindre Madrid tout comme aller vers Marseille c’est se rapprocher de Turin » a résumé Didier Gardinal.

G.B



«Toulouse ne doit pas être le cul-de-sac de l’Europe»

Pour l’heure la concertation porte sur le tracé de la ligne à grande vitesse. « Le tracé définitif sera connu en octobre 2011. D’ici là Réseau Ferré de France doit faire vivre la concertation » a précisé hier Martin Malvy. « Toutes les difficultés notamment pour la viticulture et les riverains doivent être levées d’ici octobre 2010 » a enjoint Pierre Izard, président du Conseil général de la Haute-Garonne.

Ne pas faire payer le contribuable pour rien

La crainte des élus est également de voir le tronçon Bordeaux-Tours achevé sans que le soit celui de Bordeaux-Toulouse. Les trois collectivités vont en effet verser 267 M€ pour Bordeaux-Tours, « nous demandons un protocole à l’état pour qu’il s’engage en même temps à lancer les travaux Bordeaux-Toulouse » prévient Pierre Izard. « Les contribuables de la région ne comprendraient pas qu’après avoir payé le TGV n’arrive pas jusqu’à Toulouse » a jouté Martin Malvy. Afin de soutenir ce projet, les élus ont lancé hier un site internet (www.tgvsudouest.com) afin d’informer le public sur les différentes études sur la LGV et les inciter à signer la pétition « le TGV et vite ». Le site permettra aussi de détailler les projets qui suivront à savoir la liaison vers Narbonne. « Il faut à tout prix poursuivre la LGV vers le sud pour ne pas faire de Toulouse le cul-de-sac de l’Europe » a prévenu Christian Desmoulins, le président de l’Insa


Le chiffre : -20 %

baisse du trafic > Lignes aériennes. à l’ouverture du TGV Sud-Est, le trafic aérien entre Paris et Marseille a chuté de 20 %. à Toulouse, très dépendante de l’avion, la baisse devrait être plus sensible.

« Le TGV va reconfigurer l’agglomération toulousaine et notamment les quartiers Matabiau et Jean-Jaurès et même jusqu’à Gramont » Pierre Cohen, président du Grand Toulouse

la dépèche du 15 juin 2010

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