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LGV : Le collectif demande un débat contradictoire public avec RFF pour faire éclater la vérité au grand jour

Posté par sauvegarde de pompignan le 7 juin 2010

Le collectif Union pour la Sauvegarde des Villages demande un débat public avec RFF et étudie un recours au  niveau administratif ainsi qu’au pénal. Par constat d’huissier dans les propres locaux de RFF, le collectif a établi le  fait que RFF n’avait pas réalisé la grille multicritères qui permet de choisir objectivement un tracé par rapport à un  autre. Mr Maudet, dans un premier temps à la préfecture de Haute Garonne, puis par voie de presse, reconnait que le  dossier du tracé autoroute n’a pas été étudié « il nous aurait fallu plus de temps, le collectif nous a envoyé son dossier trop tard ». Cette déclaration est inadmissible. « Le dossier proposition autoroute a été transmis pour la première  fois  début février puis affiné au cours des semaines pour respecter les contraintes d’une LGV de façon identique à la  proposition « D » de RFF » affirme le collectif. Le dossier de RFF comporte plusieurs erreurs dont certaines ont été  attestées par une autre intervention d’huissier de justice. Ces erreurs sont inexcusables de la part d’un bureau d’étude  professionnel.  Leur validation par les responsables de RFF au travers des documents de RFF sera utilisée pour un  contentieux administratif. Selon la nature et la gravité des erreurs manifestes avancées et écrites sur les documents de  RRF, un recours au pénal est également considéré contre RFF. Le collectif reproche en outre la main mise de RFF sur  les cabinets d’études locaux. Il faut savoir que RFF ne possède pas son proche cabinet d’étude et soustraite au niveau  local. En contactant plusieurs cabinets d’études, le collectif se voit recevoir une réponse à chaque fois identique basée  sur « la crainte de travailler contre RFF ». En effet la manne financière de RFF semble verrouiller les cabinets d’études  locaux qui ont déjà travaillé ou qui espèrent travailler pour RFF. « Ces méthodes sont scandaleuses et indignes d’une  démocratie. » dénonce Thierry Fourcassier porte parole du collectif Union pour la Sauvegarde des Villages. Le collectif demande un débat contradictoire public avec RFF pour faire éclater toute la vérité au grand jour.

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LGV Toulouse-Bordeaux : des vies brisées pour 34 mn en moins

Posté par sauvegarde de pompignan le 7 juin 2010

« Alors que le tracé du futur TGV se précise, la contestation monte dans les villages impactés. Ces habitants ont du mal à admettre la nécessité de construire une nouvelle ligne alors que la ligne actuelle aurait pu être réaménagée.

 3 h 04 pour rallier Toulouse à Paris en 2020 contre plus un peu plus de cinq heures aujourd’hui. Tel est le défi. Pour y parvenir RFF doit construire une ligne à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux. Tandis que le tracé se précise, la contestation monte. Depuis novembre 2009, les habitants se mobilisent. Loin de se contenter de planter des panneaux de protestation dans leurs champs, ils se structurent et se montent en associations. Lesquelles se fédèrent pour tenter de se faire entendre. Ils veulent sauver leurs paysages, leurs villages et leurs maisons, bien sûr, mais aussi

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dénoncer les incohérences du projet. « On va dépenser des milliards d’euros pour créer une ligne nouvelle alors qu’en réalisant des travaux sur la ligne actuelle, on aurait très bien pu faire rouler des TGV à 220 km/h. Ils auraient juste mis 34 minutes de plus que ceux qui emprunteront cette ligne nouvelle » explique, entre autre, Michel Cazard qui a pris la tête de la contestation à Lacourt-Saint-Pierre (82). Trente-quatre minutes de trop pour le comité de pilotage qui vient d’annoncer le choix d’un fuseau d’un kilomètre de large et la « fin de l’étape 1″. Pas facile à admettre pour les associations qui avaient soumis un projet « de moindre impact » le long de l’autoroute.  « Un recours gracieux va être déposé mais nous n’y croyons pas vraiment »  lancent certains riverains. Incohérence encore tandis que le tracé traverse deux zones naturelles protégées.  « Notre tracé alternatif en traversait une. Le préfet nous avait dit que c’était pour cette raison qu’il ne pouvait donner suite à notre proposition » reprend Michel Cazard. Cet ancien cheminot se désole des orientations prises aujourd’hui en matière de transports ferroviaires. « Les usagers du train Paris-Limoges-Montauban sont obligés de se battre pour que les arrêts ne soient pas supprimés dans les petites gares » regrette-t-il. Incohérence enfin tandis que les mairies sont toujours habilités à délivrer des permis de construire. Y compris sur le fameux fuseau d’un kilomètre…

Témoignage

« Je parle beaucoup, mais je vis cachée« . Aujourd’hui pourtant, elle sort de l’ombre. Madeleine Rebel, 80 ans, a toujours vécu à Bénis, petit hameau d’une soixantaine d’habitations situé à quelques encablures de l’abbaye de Belleperche en Tarn-et-Garonne.
Et bientôt, juste à côté de la ligne à grande vitesse. Elle risque même l’expropriation. Ses arrières-arrières-grands-parents avaient bâti la maison dans laquelle elle habite aujourd’hui avec un de ses deux fils, « handicapé mental à 10O% » et qu’elle comptait bien laisser à sa descendance.  « J’ai gardé tous les meubles de famille. Mon fils a tous ses repères ici. A mon âge, aucun banquier ne voudra me faire un prêt… ».
Depuis qu’elle a appris que son hameau était situé sur le tracé, elle ne dort plus et vit dans l’angoisse. Comme tous ses voisins d’ailleurs. « Je voudrais m’adresser directement à Jean-Louis Borloo »  confie-t-elle d’une voix fluette mais sur un ton déterminé.
Avec ses mots simples et directs, elle raconte. « Benis va être détruit et il n’y a pas eu la moindre concertation. Pour une vingtaine de familles dont la mienne, sept générations ont vécu ou vivent ici. Moi, je fais partie de la France d’en bas et je voudrais que vous m’aidiez. Je veux rester dans ma maison. Mon enfant est infirme, personne n’en veut. Un handicapé, ça fait peur. Où irons-nous s’il faut partir ? ».
A Bénis, Madeleine peut compter sur le soutien de tous ses voisins. Très soudés, les habitants du hameau avaient construit ensemble le foyer rural. Aujourd’hui, ils s’y retrouvent pour organiser la riposte. Les panneaux de contestation ont fleuri le long de la route. Les plus aguerris ont même concocté une banderole qu’ils bichonnent et sortent à chaque manifestation. Parce qu’à Bénis, et dans tous les villages concernés, on a du mal à admettre qu’afin de faire gagner une demi-heure aux voyageurs pressés, on va détruire ce que des générations de paysans et de travailleurs ont construit pour leurs enfants… Quant à Madeleine, elle n’a qu’un souhait si sa maison devait être rasée : « que le maire me trouve un mobil-home pour rester vivre sur un morceau de terrain. Ici ». »

L’indépendant du 04 juin 2010

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