Ligne LGV : vigilance en attendant le futur tracé

Posté par sauvegarde de pompignan le 28 février 2010

Transports. Une nouvelle proposition de tracé devrait tomber courant mai. Les riverains restent vigilants…

Il y aura des mécontents. C’est obligé. Comme dans tout grand projet qui modifie le paysage et change les habitudes de vie… En revanche, trouver la meilleure solution pour satisfaire le plus grand nombre est, certes compliqué, mais toujours possible. C’est là tout l’enjeu de la future ligne à grande vitesse (LGV) Toulouse-Bordeaux annoncée pour 2020 mais dont le tracé n’est toujours pas sur les rails.

Après quatre propositions de Réseau Ferré de France refusées, dont une dernière retoquée en janvier dernier, c’est de nouveau l’attente et l’inquiétude qui se sont installées chez les élus et les nombreux riverains : « Nous avons refusé le dernier tracé et demandé une autre proposition de fuseau. Elle devrait tomber en mai. Nous nous devons d’entendre tout le monde sur ce dossier, sans défendre plus l’un que l’autre, et sans perdre de vue qu’il faut impacter le moins possible les populations et le vignoble. Rien n’est simple. La moindre modification du tracé en entraîne beaucoup d’autres… », réaffirme le conseiller régional Didier Cujives, chargé d’orchestrer le dossier auprès du président de région Martin Malvy.

Comme en Tarn-et-Garonne où, concerné au premier chef par cette ligne, on exprime régulièrement ses positions sur la question, le Nord de la Haute-Garonne n’a semble-t-il pas dit son dernier mot. Et continue de s’organiser. D’un village à l’autre, les riverains restent attentifs à l’évolution du projet et plus particulièrement sur la partie toujours très sensible, après Saint-Jory, où le tracé apparaît encore moins… réfléchi qu’en aval.

« Le tracé à l’Est (N.D.L.R. : sens Toulouse-Bordeaux), et le tracé traversant Castelnau ont été définitivement abandonnés. Le tracé avant Castelnau ne semble pas être possible autrement que de suivre la ligne de chemin de fer existante. C’est donc après que cela se complique… », estime Alexandra David-Ardite de l’association « Castelnau TGV raisonné ». Et d’ajouter : « De nouveau, nous sommes inquiets. Parce que nous ne savons pas du tout ce qui sera proposé dans deux mois et aussi parce que les diverses associations ne défendent pas le même tracé. Nous comprenons que chacun ne veuille pas du train devant chez lui, et en même temps nous comprenons l’importance de son arrivée à Toulouse », ajoute-t-elle.

Certains, effectivement, défendent par exemple l’idée d’une ligne longeant l’autoroute qui éviterait ainsi la plaine… mais pas forcément le vignoble du Frontonnais : « Nous veillons au grain mais nous manquons d’éléments quant à la future proposition. Une chose est sûre, nous serons là pour donner notre avis afin de tout faire pour préserver notre terroir », confie Frédéric Ribes, au Domaine le Roc.

« je suis cuit ! »

Moins optimistes sur la question, des habitants de la vallée, à Castelnau D’Estrétefonds, s’organisent de jour en jour tout en sachant que quelque part, pour eux, la messe est dite. « Je suis cuit. J’habite ici depuis près de 50 ans et on annonce que le TGV passera à 150 mètres de chez moi. Il ne nous restera qu’à partir. C’est triste… mais nous ne baisserons pas les bras. Nous sommes aujourd’hui soixante-cinq dans notre association  »Sauvegarde de Castelnau » et notre nombre augmente » explique Philippe Daujean, riverain.

Considérant que des villages comme Saint-Jory, Lespinasse, Fenouillet sont à peu près sûrs de savoir à quelle sauce ils seront mangés, les éventuelles futures levées de bouclier pourraient venir demain, du nord du département… une fois encore. Tout le monde se souvient en effet de la fronde qu’avait suscitée le projet, aujourd’hui abandonné, d’un deuxième aéroport implanté au cœur des vignes. Seule différence à ce jour, le TGV en lui-même, n’est pas réfuté à l’unanimité. Au contraire. Alternative efficace à l’avion, il n’apparaît pas comme la bête noire des transports et s’assure un bon nombre de défenseurs. « Rapprocher ainsi Paris de Toulouse est une nécessité, lance Didier Cujives, et il est évident que d’une manière ou d’une autre cette ligne se fera. C’est pour cela qu’il faut maintenant qu’on avance sur le dossier ».

Publié le 28/02/2010 03:48 par La Dépêche

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